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2011-02-16

Day after day

















Day Three Hundred And Eighty
- 16th February 2011.
Le train, le train, le train. La folle aventure. Ça y est, on y est. Pas dormi ou peu de la nuit. Debout à 5h30. A la gare centrale sur les coups de 7h30, dans le train K3 (le Tranmongolien, yes !) à 7h47 précises. Cabine quatre couchettes. Etroit, simple, mais ça fera le taf. Une journée complète de train. Sortir de Beijing enneigée. Traverser le "mainland" dont le manteau est encore plus blanc que blanc et le brouillard vraiment épais : dommage, on ne verra pas la Grande Muraille de notre cabine. Cabine qu'on partage avec une Chinoise qui parle autant anglais que
nous mandarin. Résultat, on échangera pas plus de deux signes. Haltes furtives dans de petites gares perdues. Pas mal de glande, de musique, de lecture, de scotchage à la vitre. On a chopé un billet pour Erlian et comptons nous y arrêter, y dormir et reprendre un bus ou un train le lendemain pour traverser la frontière. A moins de... A moins de demander aux contrôleurs du train si on ne peut pas rester dans celui-ci et payer le reste du billet jusqu'à Ulaan-Baatar, là, tout de suite, maintenant. OK. Un peu en dollars, un peu en yuans. Au total, le Erlian-UB nous coûtera dans les 100€ pour deux, plutôt bon plan. Ce qui, en fait, nous fera payer un Beijing-UB à 65€ chacun, moins de la moitié du prix normal. Cool. Et puis, on n'a pas à sortir du train, à chercher un hôtel, blablabla. A 20h30, c'est l'épisode Erlian, la frontière, l'attente dans la gare à bouffer des amandes et de drôles de Mentos, l'anecdote des passeports qu'on nous confisque pendant trois heures. Puis, le passage de frontière et, rebelote, les passeports qui passent de main en main, qui disparaissent et reviennent, l'accueil de deux nouveaux colocataires de cabine, un couple de Mongoliens tout gentils. On est Zamyyn-Uud. En Mongolie. Ça y est. Dingue, hein ? Il est bien 1h du matin quand on repart. Dodo. Pas beaucoup, c'est bruyant et il fait froid, mais c'eut pu être pire. Le train est folklo, les toilettes un sujet qui restera tabou, les voisins rigolos surtout ce gamin qui jouera à la "guerre" avec nous pendant pas mal de temps. Bonne première journée de train. De quoi nous donner une idée de ce à quoi on se prépare...


A shot, a day
















Beijing - 16th February 2011 - The big day out.

Ça y est. On quitte Beijing. On est à bord du Transmongolien. La classe, hein ? Ouais, enfin la classe pauvre, mais la classe quand même ! Avec les couchettes, le samovar et les voisins qui puent des pieds. Cool.

2011-02-15

Day after day
















Day Three Hundred And Seventy Nine
- 15th February 2011.
Ça y est, le Bertrand est arrivé. Crevé, mais il est là, à Beijing, tout excité de prendre le train pour retourner à la maison ! Bah oui, parce que, pour moi, en fait, c'est le "vrai début de la fin" qui commence maintenant. Le matin, je fais mon petit tour et me rends de nouveau à Kubrick, la librairie-café, je me prends le sac de b.wing devant lequel je bavais depuis trois semaines. Deux-trois courses utiles au supermarché du coin. Bertrand arrive sur les coups de 15h. Je file à la gare et le laisse s'imprégner de la place Tian'anmen. Opération billets de train pour Erlian. Contre toute attente (mais avec un optimisme qui me poursuit depuis la NZ), je tope deux tickets à 300¥, soit à peu près 15€ chacun. Cool ! Je rejoins Bertrand dans Wangfujing Street qu'on fait en long et en large, café à la main. Retour. Soirée fromages-pinard from France sur la terrasse du Candy Inn, trop bien. Puis, empaquetage de mes affaires, gonflant. Je déteste ça. Avec le stress de ne pas louper le train demain, je sais déjà que je ne dormirais pas ce soir.

A shot, a day
















Beijing - 15th February 2011 - Archi-arty Moma.

Moma, le retour. Au passage, j'apprendrais lors de ce second passage que les photos sont interdites. Mouhahahaha, j'en ai déjà-euh !

2011-02-14

Day after day
















Day Three Hundred And Seventy Eight
- 14th February 2011.
On est lundi 14 février 2011. PJ Harvey est à Paris ce soir pour lancer la sortie de son nouvel album. Galette certes introuvable à Beijing. Ce n'est pas faute d'avoir cherché, d'avoir demandé, d'avoir espéré. J'aurais pu toper le nouveau monstre d'album (de ce que j'en ai écouté, de mon absence totale d'objectivité aussi) pour moins de 100Rmb et avec tout plein de caractères chinois partout. Comme souvenir de Chine, ç'eût été idéal. Rageant. Sinon, ce matin, ce midi plutôt, Maria, Rebekah et moi, on s'est rendu(es) sur Wangfujing Street pour dénicher le Star City Cinema et se mater The Green Hornet de Michel Gondry. Je ne m'attends pas à du pur et excellent Gondry. Mais suis c
urieuse de voir ce qu'il peut faire avec des supra-moyens de supra-production. Bah, en fait, c'est pas mal. Le sourire aux lèvres en fin de séance. Après, bon, on ne sent pas trop la touche Gondry, je trouve. Mais ça reste agréable. Et j'aime l'idée de voir ce film ici, en Chine, la patrie de Bruce Lee, qui s'est fait connaître aux yeux du monde entier grâce à la série du Green Hornet, à la fin des années 60. Cool, donc. En revanche, pas compris l'intérêt de la 3D pour ce genre de films. M'enfin... Après cela, on se sépare et je pars en quête de plein de trucs. D'abord, changer quelques dollars hongkongais de plus. J'ai plus un yuan en poche. Puis me toper un café et une soft ice-cream. Puis me balader dans les énormes librairies à 54 étages que compte Wanfujing Street. A la recherche de musique occidentale... Perdu ! Premier constat : les Chinois kiffent leurs variétoche de merde, mais bon, c'est le cas partout. Deuxième observation : ils sont plutôt friands de musique classique, les rayons du genre sont énormes. Ultime remarque sous forme d'analyse : pas ou peu ou la soupe contemporaine et universelle résume le rayon foreign music, ce qui dénote l'ouverture du pays sur le reste du monde... Ça, c'est déjà moins sympa. Ha oui, et le truc rigolo, c'est qu'ils séparent les groupes par genre, c'est-à-dire par sexe. Il y a les chanteuses de l'étranger. Et les chanteurs de l'étranger. Genre Céline Dion et Ronan Keating. Ouch, je sais, c'est moche. Sinon, voilà, je ne trouve pas de cadenas pour mon sac de voyage (en prévision du séjour en train), je ne trouve pas de pellicule photo 400ISO (ils n'ont que du 200, va savoir pourquoi), en revanche, je trouve le Donghuamen Night Market, ses brochettes de serpents et autres étrangetés culinaires. Mais pas super téméraire, la gonzesse. Retour. Rebekah nous offre des "sticks" de gouda : ho putain, du fromage... Un gros thanks ! Je poursuis par une plâtrée de sushis et de croquettes de légumes, et dessert brioché. La vie m'a présenté des facettes plus ardues que celle-ci. Manquerait plus que je trouve l'album de PJ Harvey à Ulaan-Baatar, celui de Radiohead sous ma couchette à Irkutsk et de Marianne Faithfull tombé d'une poche à Saint-Pétersbourg et je serais comblée. En attendant, j'écoute Creep, des Américains qui surfent (ou rampent... mouhahaha) sur la vague des XX. Et c'est franchement pas mal.



















Beijing - 14th February 2011 - Smoky Wangfujing...

Limite, on se croirait sur un tournage de Wong Kar Waï. Ouais, je sais, je m'enflamme un peu.

2011-02-13

Day after day

















Day Three Hundred And Seventy Seven
- 13th February 2011.
Un dimanche sous un manteau de neige. Ouep, il a de nouveau neigé cette nuit. Les températures ne cessent de jouer au yo-yo. Je lézarde un peu plus que d'habitude, et décide de partir en quête du China National Film Museum dans un style à faire pâlir (de honte) mes amies : jean délavé azurin, bottes moumoute marron, manteau bizarre grenat, bonnet péruvien multicolore surmonté de la capuche de mon pull gris. So pretty ! Pas fashion, c'est sûr, m
ais pas froid non plus. Faut faire des choix, parfois... Bon, donc, je trouve mon bus, le N°688. Une quarantaine de minutes plus tard, j'y suis. C'est sympa aussi de voir la périphérie de Beijing en bus. Le musée est top. Enorme, riche, pédago, intéressant, beau, agréable. Seul hic : tout est en chinois. Ennuyeux, mais bon, on fait sans. L'endroit est vraiment chouette et les collections présentées (l'histoire du cinéma en Chine et l'histoire du cinéma chinois, le développement des différentes techniques cinématographiques dans le pays, mais aussi Bruce Lee, Wong Kar-Wai, les docus de guerres, les dessins animés, etc.) des plus intéressantes et interactives. Pas moins de vingt halls d'exposition, rien que ça, et même un énorme complexe ciné (avec théâtre, I-Max et compagnie). C'est bien sympa. Et puis c'est gratos ! Sans doute l'une des seuls musées de Beijing qui le soit. Je voulais repasser par le 798 Space (sur la route), mais je ne m'en sens guère l'énergie, j'iras demain ou après-demain. Je m'arrête à Dongzhimen et cherche, cette fois-ci, un vrai cinéma appelé East Gate Plaza, car avec Maria, ma Bolivienne de roommate, le dernier Gondry nous tente bien. Mais trouver les cinémas, la programmation et les horaires des salles ici, c'est le parcours du combattant... Bref, je trouve l'endroit, au sous-sol d'un mall où alternent salle de squash, Subway, coiffeur et, donc, cinéma. Là, le pauvre petit bonhomme qui parle deux mots d'anglais n'arrive pas à me renseigner sur les horaires et tarifs. Tant pis, on aura essayé... Xiéxié quand même. Retour à pied. Pit-stop pour acheter à manger (une sorte de tortilla aux légumes et un biscuit à la pâte de dattes, hmmm...) et Candy Inn me revoilà.


A shot, a day
















Beijing - 13th February 2011 - Sea patrol.

David et Pamela n'ont qu'à bien se tenir.

2011-02-12

Day after day
















Day Three Hundred And Seventy Six
- 12th February 2011.
Ça va pas de faire froid comme ça ? C'est dingue, ça... J'ai crû comprendre que l'hiver en France avait été rude, on va donc éviter de se plaindre. Mais bon, quand même, quoi, fait bien bien froid. Et je suis bien bien contente d'avoir acheté ces bottes qui me font des pieds énormes, mais dans lesquelles je n'ai jamais froid. Samedi plutôt modeste. Nouvelle visite de mon endroit favori à Beijing : la gare ! Ses hordes de bagages aux poignées desquelles on devine des bras et, puis, finalement, des gens. Pressés. Entassés. Hmmm... J'aime. Au guichet, bien sûr, on refuse de me vendre deux billets pour Erlian. Pourquoi donc ? Parce que je n'ai pas le passeport de Bertrand et qu'en Chine, sans passeport, tu ne peux pas faire grand-chose. Tant pis, je m'en doutais un peu à vrai dire. En revanche, je demande quand même si on aura une chance de pouvoir acheter ces mêmes billets mardi, soit la veille du départ. Bon, bah, là, c'est de nouveau incompréhension et compagnie. Je pose une question, on répond à une autre. Une fois, deux fois, trois fois. Trop de fois. Je lâche l'affaire, c'est sans espoir. Tant pis, je vais pas me laisser bouffer mon samedi par ce genre de détails. Direction Ladies' Street une fois de plus. C'est décidé, je vais toper le manteau tout bizarre que j'avais vu la semaine dernière. Je me dirige vers de très grands froids, il ne s'agit pas de déconner, un chaud manteau ne sera sans doute pas de trop. Je le tope pour 180¥ (20€), ce qui n'est pas donné, mais qui n'est pas tant si mal vu la gueule du truc. J'attends dix minutes pour faire changer mes restes de dollars hongkongais en renminbis (yuans, quoi). J'ai mon petit numéro pour patienter. Mais un numéro qui semble bien trop long à attendre. Courses au supermarket à hésiter entre les mille et un biscuit que je n'ai pas encore testés. Retour. Discute de rigueur dans le dortoir. Instant clavardage aussi avec Steph. Avec Bertrand aussi. Lavage de mes fringues au lavabo et foutage de boxon avec mes fringues trempées accrochées un peu partout. Et, puis, bon glandage. Devant Dhobi Ghat, un film indien pas Bollywood, un peu facile, mais qui se laisse regarder finalement.

A shot, a day
















Beijing - 12th February 2011 - What to say ?

J'sais pas. Alors je m'abstiens.

2011-02-11

Day after day

















Day Three Hundred And Seventy Five - 11th February 2011.
Les montagnes russes en Chine. Typique ! Une drôle de journée une fois de plus. Avec des hauts et des bas. Suis éreintée. Mais redoute le retour. Quinze jours seulement, impossible à imaginer. Vraiment. Je ne le répète pas pour le fun. C'est réellement étrange. J'ai besoin de nouvelles, je n'en reçois pas. Du moins pas assez ou pas des destinataires voulus. Pour autant, je passe une bonne journée. Il fait de nouveau grand soleil, mais le vent s'est levé. Bienvenue au pays du vent levant qui te glace les sangs comme t'as pas idée ! J'ai le nez qui coule et des stalactites qui pendent, voyez le genre... Dur. Je ne sais pas si je vais tenir le coup en Mongolie où les températures sont vingt degrés en-deça de celles de Beijing. Ouch ! Hauts et bas, donc. Ha
uts : la Forbidden City, la Cité Interdite (sauf aux touristes portant grosses écharpes et appareils photos autour du cou apparemment... va comprendre) et le Jingshan Park, situé à l'entrée nord, à l'arrière quoi. Bah voilà, c'est fait, j'ai foulé la Cité Interdite, l'énorme demeure des différents empereurs de la dynastie Ming. Oui, c'est joli et intéressant. Et supra bien préservé. Ça, c'est dingue. Après, au risque de faire ma blasée, je trouve l'endroit un peu ennuyeux à la longue. Sans doute que la température n'aide pas : se balader avec ce vent qui te fout des baffes à chaque rafale, c'est juste impossible. Résultat, j'avoue traverser en speed. C'est naze, je sais, mais j'assume. En revanche, je kiffe la vue de la Feng Shui Hill ou Coal Hill (la Colline de Charbon, situé dans Jingshan Park, et artificiellement créée à partir du sol excavé lors de la construction du palais impérial... La raison ? C'est toujours mieux de coller son palais au sud d'une colline) sur ladite Cité Interdite. C'est pas bien haut, mais juste assez pour donner un chouette panorama du tout Beijing. Bien sympa. On redescend, direction Wangfujing pour je ne sais plus quoi... Acheter des fringues thermo-bidulés à Uniqlo sans doute. Retour et, là... arrivent les bas. Enfin, surtout pour Bertrand. Son passeport a été paumé, son visa russe toujours pas timbré. Il ne peut pas partir demain. Alors ça, c'est moche. Très moche. Il est en transe, je la joue philosophe. Avec un peu de chance, il peut débarquer mardi. Et on sera toujours dans les temps. De toute manière, il n'est guère possible d'envisager une troisième semaine complète à Beijing. Il est temps de voir un peu du pays. Et, surtout, un peu de Mongolie.




A shot, a day
















Beijing - 11th February 2011 - So cool to be old.

Elles ne sont pas magnifiques, sans déconner ? La jeunesse, clairement, c'est has been : qu'on se le dise !

2011-02-10

Day after day

















Day Three Hundred And Seventy Four
- 10th February 2011.
Hier, c'était un peu trop. Aujourd'hui, on va y aller mollo. Et... se faire plaisir. J'envisage un temps de repasser par la gare, mais renonce finalement. Je fais bien. Sinon, élément d'importance : il neige ! Oui, il neige. Après les jours plutôt ensoleillés et doux de ces derniers temps, gros coup de froid sur la capitale chinoise. Parce que, non seulement il neige (enfin, il a neigé cette nuit), mais en plus il fait un froid bien humide. Le genre de temps affreux. Le genre de froid qui infiltre tes os et ne te lâche plus. Brrr... Heureusement, j'ai mes nouvelles bottes. Et alors ? Verdict ? Je n'ai pas eu froid à mes petits pétons une seule seconde ! C'est pas beautiful, ça ? Résultat, donc, aujourd'hui, je me suis fait une virée dans un coin
jusqu'alors jamais exploré, du côté de SoHo. Opération : trouver la boutique Emo+ dont je suis archi-fan. Je trouve les doigts dans le pif. Et j'y trouve aussi ce que j'étais venue y chercher : mon Golden Half. Ce petit appareil photo en plastoc, enclenchant du 35mm et offrant la possibilité de prendre deux photos sur la même pose. Cool ! Suis contente, alors je poursuis sur ma lancée. Je cherche maintenant le magasin Mochi Sweets, une enseigne à la gloire de la douceur japonaise du même nom. Je trouve aussi. Quel talent ! Je m'offre un mochi frais au thé vert et un autre à la mousse de yaourt. Douceurs que je m'enfile en rentrant à l'auberge. Waooo, les Japonais ne sont réputés pour être les maîtres du goût et des saveurs (j'adore les makis et autres, mais faut reconnaître ce qui est...), mais là avec le mochi, ils prouvent que, quand ils veulent, ils peuvent jouer dans la cour des grands. Hmmm... Voilà, rien d'autre de la journée, mais c'est bien aussi. Je cause avec la nouvelle coloc bolivienne (avec un sac Quechua, ironique ?). Ha oui, et sinon, j'apprends qu'on ne prendra sans doute pas le bus pour rejoindre Erlian, puis Ulaan-Baatar. Apparemment, plus de places dans les dates qu'on souhaite. Repli sur le train. Reste à savoir s'il sera local ou deluxe.