
Day Three Hundred and Sixty - 27th January 2011.
Pas dormi à cause de cette saloperie de jeunesse (mouhahaha, j'adore retrouver cette agressivité emprunte de mauvaise fois et d'arrogance que j'avais perdue en NZ). Je confirme, les auberges de jeunesse, c'est pas mon fort sur la durée. Bon, gueule dans le pâté donc que je prends le ferry pour Causeway Bay et file à toute allure vers le consulat russe. Et là... c'est le drame. Comme faire chuter ma tension en moins de huit secondes. Nous autres, ressortissants français, ne sommes plus autorisés à faire des demandes de visas express. Je le savais pour la Chine, d'où l'attente depuis la semaine dernière. Je n'en savais rien pour la Russie. Rien à faire, faut que j'attende sept jours. Sachant que, dans quelques jours, ce sont les vacances "nationales" (Chinese New Year et Spring Festival obligent) et que le temps va complètement se figer jusqu'au 8 février. Sachant aussi que je dois absolument rejoindre Beijing au plus vite pour faire ma demande de visa mongol (chose impossible à HK, l'ambassade ayant récemment fermée). Parce que, même chose, avec les festivités qui s'annoncent et les jours fériés, ça va être coton. M'enfin bref. Je me décompose derrière le comptoir et imagine un temps qu'il en est fini du joli projet transmongolien. Avec mes yeux de Candy, le gars du consulat semble pris de pitié. Il disparaît trois minutes et revient en me disant que, pour une fois, ils vont faire une exception. Mais que, je cite et traduis, "ce n'est pas la peine de dire aux Français qu'il est possible d'obtenir un visa russe en 24h à Hong Kong, parce que nous ne le ferons pas". Bah OK, monsieur, y'a pas de problème. Je ferais tout bien comme ce que vous me dites. Soulagée, mais pas rassurée encore. Les autorités russes sont vraiment tatillonnes et je ne crierais victoire que demain matin si j'obtiens mon visa en allant récupérer mon passeport. Bon, bah sinon c'est reparti pour un petit tour de Number 11 Bus, comprenez... de marche à pied ! Sheung Wan, son ambiance "débarrasse-moi-de-cette-brocaille", notamment sur Hollywood Road et Cat Street. Bien sympa et "vrai". Déambulation au hasard, café, retour, déjeuner à l'Ashoka, mal de crâne, Mong Kok de nouveau et découverte de la librairie-café-cinoche Kubrick vraiment bien foutue et bien fournie. Retour à nouveau, take-away indien au rez-de-chaussée des Chungking Mansions avec Johanna et Morgan, causette avec l'ensemble des locataires dans la chambre en attendant, patiemment, qu'ils... partent se payer une "soirée disco" dans un bar branché du coin. Merci, les gens.








