2011-02-21

Day after day

















Day Three Hundred And Eighty Five
- 21st February 2011.
Tempête de neige et journée des plus animées et agréables en fait. Arrivée à l'aube à la gare ("architecturalement" intéressante et jolie) d'Irkutsk. On est défoncés, mais on tient encore debout. Il a fait 48°C dans la cabine (26°C en fait... c'est presque pareil), malgré cela on est encore vivants, c'est dire si on est de bonne consistance. En gare, on part en quête du guichet où l'on pourra acheter deux billets pour sauter dans le prochain train à destination de Moscou. Il est trop tôt. On finit notre nuit sur les sièges de la gare. Puis, le fameux guichet, la gentille guichetière qui ne parle pas anglais, mais auprès de laquelle on arrive à se faire comprendre (c'est l'essentiel, vous me direz). Pour environ 15 000 roubles, on s'acquitte de notre Graal pour la capitale russe. Soit à peu près 190€ par tête. Pas donné, vu comme ça, mais au final, plutôt cheap au vu des prix dont on nous avait parlé, des tarifs "spécial tête de touriste", des informations du Lonely, etc. C'est pas pire quoi. Il est donc 9h et des brouettes, on a nos billets et notre train part à 14h05, heure de Moscou (parce qu'en Russie, toutes les gares sont à l'heure de Moscou), soit... 19h05. Dix heures à tuer. Comment ? En partant à la découverte d'Irkutsk. Dépôt de bagages à la gare et chopage du premier tram qu'on trouve. On y reste bien une heure, on fait la boucle, histoire de voir de quoi ça a l'air sans trop se les peler. Parce que, ouais, ça caille bien quand même, là. Contre toute attente, je trouve la ville plutôt jolie, les maisons en bois et aux fenêtres qui rasent le sol mignonnes comme tout, le temps chafouin partie intégrante du tableau. On est en Russie, pas de doute, et ça me plaît plutôt. On finit par descendre. Point de chute : entre la rue Karla Marksa et la rue Lenina. Ça ne s'invente pas. Ça pèle, on a le bide en vrac tous les deux, on est affamé, on s'arrête au Rousskaya Tchaynaya, un resto. Pas midi encore, on est les seuls. Ambiance cosy, serveurs sympa, vraie bouffe à base de viande et de légumes (après cette semaine de noodles, sandwichs traficotés et snacks sucrés en tous genres). Un petit bonheur. On reste des heures, le temps de se réchauffer, de causer, de passer le temps, de boire des cafés et... de manger des blinis qui, en fait, s'apparentent plus à des crêpes qu'à autre chose. Hmmm, tant mieux. On file en ville. Et, rebelote, je réitère, Irkutsk sous la neige, bah j'sais pas, moi j'kiffe. Rien d'extraordinaire, mais on s'y sent bien. On fait une seconde pause à Fiesta, un café wifi où on s'envoie des thés au jasmin, au citron, au gingembre en regardant au dehors les gens affronter la petite tempête de neige. Puis, c'est reparti. Courses rapides, tram number one de nouveau, gare et on saute dans le train 339, voiture 5, places 25 et 27. Cette fois-ci, on partage notre "couche" avec deux vrais Russes, entendez par là le bon Russe bien carré, bien sportif, la moustache bien symétrique, le couteau (bien) à cran et le regard bien dur. En fait, sont gentils. On ne cause pas trop, fossé linguistique oblige. Ça reste cool. Ça y est, c'est parti. Dans un peu moins de quatre jours, on sera à Moscou. Long et court à la fois. A mesure qu'on se rapproche de l'Europe, ça cogite dans ma petite tête : nœuds dans les cheveux, nœuds au cerveau aussi.


A shot, a day
















Irkutsk - 21st February 2011 - Another time, another planet.

Ho, je kiffe. Je sur-kiffe. J'ultra-kiffe. La Russie, ça envoie, pas de doute là-dessus.