2011-01-31

Day after day

















Day Three Hundred And Sixty Four - 31st January 2011.
Y'a pas à dire, depuis mon arrivée en Asie, mon téléobjectif me manque cruellement. HK et maintenant Beijing. Le royaume des rues, avenues, allées, passages... C'est ballot quand même. Bonne petite journée qui me réconcilie un peu avec la Chine. Malgré les aléas du jour. Parce qu'aujourd'hui aussi, j'ai eu mon lot de prises de tête. Enfin, avec du recul, rien de finalement bien méchant. Matinée où je pars en quête de l'ambassade de Mongolie. Chacun porte s
a croix. La mienne, y'a pas écrit INRI dessus, mais VISA. Malgré mon GPS chromosomique, il m'est difficile de m'orienter. Faut savoir qu'une rue peut faire des kilomètres de long et porter le même nom, mais avec une subtile différence. Différence que vous finissez par remarquer après la 15e lecture. Un effort vain, puisque la rue ne se trouve pas sur le plan. Ou que finalement, ce que vous cherchez n'est pas à l'adresse indiquée. Bref, je finis par trouver. Au lieu de 12h, l'ambassade ferme à 11h. OK, je suis toujours dans les temps, pas de souci. Mais y'a personne. Personne ne répond. On est trois à attendre. Et on est rejoint par une Chinoise qui me fait comprendre que si je n'ai pas de photo d'identité, elle peut me conduire chez un photographe. Bah, tant qu'à faire, oui, parce que les Photomatons, ça n'existe pas ici, que l'ambassade, j'ai bien l'impression qu'elle ne me viendra pas en aide sur cette question et que je ne sais pas à quelle porte frapper. Bref, on fait ça, rapide. Et là, c'est le gros foutage de gueule : 80 yuans pour huit photos shootées dans un salon et retouchées sur Photoshop. Je n'en ai besoin que d'une. Ça me gonfle, j'aurais dû me barrer. Je suis faible, j'ai besoin de ces photos, je ne suis plus à 8 euros près, je paie (à titre de comparaison, c'est le prix de trois nuits au Wada Hostel). M'enfin... Ça m'énerve, du coup, un SDF qui m'agresse un peu en me demandant de l'argent, je te l'envoie balader comme il faut. C'est moche, je sais. Cet épisode passé, je me calme. Et je passe la journée à marcher, marcher, marcher. Il fait un froid sec, mais super beau, plutôt idéal. Ritan Park (le temple du soleil, tout un programme...) où je croise des gens qui jonglent avec un gros volant de badminton. Marrant et étrange. Et puis, plein de 'hutongs', ces micros allées reliant les avenues entre elles, blindées de vie, de modestes échoppes, de mémés édentées qui te sourient, de gens qui se demandent ce qu'une Occidentale de 12 ans et demi peut bien faire dans ce genre de rues... Vraiment intéressant, ces 'hutongs'. Route vers Tian'anmen Square. Mon sac me lacère le dos, j'ai les pieds en feu, mais ça y est, j'y suis. Devant le Gugong Palace Museum. A l'orée de la Forbidden City, la fameuse Cité Interdite. Il est trop tard pour me tenter l'escapade dans l'enceinte même. Je reviendrais. Place Tian'anmen. Des images qui reviennent en tête, forcément. Mao toujours bien accroché sur la façade. Pas vieilli le bonhomme. Retour en métro et pit-stop chez Ronald. Pour un café d'abord, un chausson au taro ensuite et quelques minutes de connexion gratuite au Net. Fin de journée dans la chambre à masser mes petits mollets et à découvrir de nouvelles douceurs chinoises dont je ne saurais dire le nom.






A shot, a day
















Beijing - 31st January 2011 - The Red Wall.

Un des murs (extérieurs) de la Cité Interdite. Impressionnant. Et surtout rouge.

2011-01-30

Day after day
















Day Three Hundred And Sixty Three
- 30th January 2011.
La journée de l'enfer dure 48h apparemment... Bon, j'arrête de me plaindre et vois le côté positif des choses : j'ai fait une grasse mat', il fait grand soleil, les Chinois qui gèrent le lieu sont rigolos, j'ai pris une douche chaude, j'ai acheté plein de bonnes conneries à bouffer pour une somme des plus modiques, je réside dans un dortoir de quatre lits seulement occupé par Amy, une Néo-Zélandaise d'Auckland. C'est vrai quoi, je ne suis pas non plus obligée de rester scotchée sur le fait que "dryer" pour un Chinois, ça signifie machine à laver qui essore ce qu'elle peut, et que j'ai mis toutes mes affa
ires dedans et que maintenant je tente, tant bien que mal, de faire sécher mes jeans dans le froid sibérien de Pékin. Qu'Internet ne fonctionne que dans le séjour glacial (joli et accueillant au demeurant), et que, bien sûr, la police de la pensée refuse l'accès à la majorité des sites que je veux consulter. Que je doive vaincre le froid en pleine nuit pour rejoindre les toilettes. Que personne, je dis bien personne, dans cette capitale, ne cause un traître mot d'anglais (tant et si bien qu'à un moment donné, je me suis crû en France, c'est dire...) Que, tout le temps, partout, tout le monde fume et que je me demande pourquoi j'hésite encore à aller m'acheter un paquet à sans doute moins de 10 yuans (moins d'un euro). Que je me sens total perdue. A mille lieues de là où je suis ou devrais être. Non, pas de raisons de scotcher là-dessus. Alors, avec mon espèce de sarouel, mon bonnet péruvien, mes nouvelles Stan Smith au rabais et mes lunettes from Melbourne, on s'en va mater du petit Chinois, champion incontesté du crachat sur voie publique. Il fait beau, mais il fait aussi -8000°C. A peu près. Je remonte la Xienjiekou Road (ou un truc de la sorte), je mate les magasins (prix hallucinants... de quoi se refaire une garde-robe à peu de frais), je me tente un "mall" et finis par trouver, après bien trois ou quatre montées et descentes d'escalators, le supermarché que j'étais venue chercher. Là, ça commence à devenir sympa. Du grand n'importe quoi, hyper anxiogène, c'est comme si Rungis était géré par des Italiens ayant perdu une finale de coupe du monde de foot. Bienvenue à Wu Mart. On est dimanche, il est 16h. C'est blindé de vendeurs à la "criée" (dans un magasin, oui) et de Pékinois tout affairés à faire le plein avant le Nouvel an chinois. Ça ne coûte rien, j'ai envie de dévaliser le magasin. Sauf que je ne comprends rien aux étiquettes... Pas grave, je tente des trucs, et je fais bien ! Retour au Wada. Causette avec Amy, ma coloc from NZ. Qu'est-ce que la Nouvelle Zélande me manque. Dingue...


A shot, a day
















Beijing - 30th January 2011 - Fashion victim.

Ou plutôt victime de la machine à laver qui se prenait pour un sèche-linge... et qui échouait.

2011-01-29

Day after day
















Day Three Hundred And Sixty Two
- 29th January 2011.
La journée de l'enfer. Pour ceux qui redoutent les voyages en avion de 24h (genre Paris-Auckland), j'affirme qu'il est plus facile de supporter 24h d'avion que 16h de différents transports, particulièrement en Chine. Je quitte Hong Kong ce matin. Direction Shenzhen, où j'attrape un vol pour la capitale rouge. Train de banlieue où je taille la bavette avec une quadra hongkongaise supra gentille. Shenzhen, la douane, des guichets, de la paperasse et un passeport qu'il faut sortir et ranger et ressortir. Bataille pour trouver mon bus, le K568, pour rejoindre l'aéroport. Waoo, folklo. Il s'agit en fait d'un mini-bus, genre grosse vanette, remplie à craquer de trop de gens. Que des Chinois. Ça, c'est bien marrant, je me sens un peu seule, là, d'un coup... En fin de parcours, causette avec un gars de HK qui rentre dans la famille pour les fêtes du Nouvel an chinois. A l'aéroport, il me guide, et c'est bien utile. Enregistrement et je cherche mon vol sur les tablettes. Rien. Je demande de l'aide. Retard, on me répond en une langue improbable (signes + chinois + anglais). Je redemande ailleurs. Tout bon, c'est par là. Je redemande. Ha bah, on sait pas. Et surtout on ne sait pas comment te dire dans ta langue comment on ne sait pas. En attendant, tentative de lunch avec un achat les yeux bandés. Perdu, c'est sucré. Gagné, c'est pas mauvais. Vol finalement bien retardé. D'une heure ou plus. En-cas burger bacon offert : waoo, la classe. Arrivée à Shanghai. Personne qui "transfère" comme moi. Bizarre. Vol retardé lui aussi. Une heure or so. Mon voisin, gentil jusque là, renverse son yaourt liquide sur mon sac et mes baskets. Beijing Capital Airport. Douze millions de gens qui attendent leurs bagages (c'était un gros avion en fait) et moi qui attend, dans un froid de canard déplumé (c'est mieux que laqué, hein ?), mon bus pour Xidan, là où je dois choper le métro pour ensuite rejoindre le Wada Hostel. Le bus arrive enfin. Quarante minutes plus tard, il me débarque sur le trottoir, de nuit, par grand froid, où une horde de Chinois me harcèlent de questions (je présume) en cantonais. Je cherche le métro. Pas de métro qu'on me fait comprendre. Putain, j'en peux plus, je vais tout péter. Je me fais épauler par deux personnes qui bredouillent un peu d'anglais. Ensemble, on prend un taxi. Le chauffeur ne comprend d'abord rien à l'endroit où je veux me rendre. Fûtée que je suis, j'ai pris en photo l'adresse en chinois de l'auberge. Ha bah, tout de suite, ça va mieux. J'échoue là-bas, tard. L'endroit est sympa. Les proprios sont des adulescents. La chambre est chauffée. Je n'en demanderais pas plus après une telle journée. Je branche mon nouveau jouet, une petite bouillotte électrique estampillée Snoopy que m'a filée une Koréenne rencontrée à Hong Kong et je meurs de fatigue.

A shot, a day
















Beijing - 29th January 2011 - The Legend.

Très cliché, mais très rigolo aussi. Et, finalement, très "local". Bienvenue dans mon humble auberge de jeunesse.

2011-01-28

Day after day
















Day Three Hundred and Sixty One - 28th January 2011.

Moitié malade depuis le dhal d'hier soir. Hong Kong Island ce matin avec l'espoir d'y récupérer mon Graal, comprenez mon visa de tourisme pour la Russie. Je ne fais pas la maline jusqu'au comptoir. Mais la chance est de mon côté et mes efforts récompensés. Ça y est, je l'ai ce fichu visa. Plus que le timbre mongol (n'y voyez là aucune figure de style pléonasmique) et ça sera tout bon pour le Transmongolien. Youhou ! Prochaine étape, donc, Beijing et l'ambassade mongole. En parlant de Beijing, maintenant que j'ai mes visas en poche, je peux m'y diriger. J'ai booké ma chambre jusqu'à demain matin. Pas plus. Résultat, j'achète un billet une heure après l'obtention du document "t'as-le-look-coco". La prochaine fois, je pousse la barre plus haut et je me tente l'achat d'un billet deux heures avant le départ ! Donc, à moi Pékin, demain en soirée. Je n'ai rien bûché, rien préparé. Je réserve un peu au nez trois nuits dans une auberge de jeunesse. Il fait frais à HK, ça me file froid et ça me fait penser que je vais sans doute laisser ma peau en Chine ou en Russie... Je l'aurais bien cherché en même temps. Retour sur Tsim Sha Tsui. Là, un peu de stress "organisatoire". Mon vol est au départ de Shenzhen, mais ce qui, apparemment, semblait être le plus sympa et économique, se révèle être bien prise de tête. On me dit tout et son contraire et, dans ce cas précis, le Net n'aide pas du tout. Le guichetier, un poil plus, mais rien qui ne confirme totalement la chose. On verra bien. La roulette chinoise... Dernier petit tour sur la jetée. HK, c'était bien. Excitant et un peu fou. Mais Beijing, ça va être mieux. Excitant et complètement fou. Parce que vraiment chinois (baai baai l'anglais), parce que le Nouvel An chinois, c'est maintenant et ça va faire très mal. J'ai hâte. Sinon, aucun lien fils unique, en ce dernier vrai jour de blablatage en anglais, je tiens à souligner pour redorer mon égo que, désormais, on me demande de quelle nationalité je suis quand je cause : c'est fini le "You're French, right ?" dès la première syllabe prononcée. Tout cela n'aura donc pas servi à rien.


A shot, a day
















Hong Kong - 28th January 2011 - Signs' mess.

La guerre des signes. L'échoppe doit faire un mètre sur un. Le tout rempli à ras-bord de signes comme ceux-ci.

2011-01-27

Day after day
















Day Three Hundred and Sixty - 27th January 2011.

Pas dormi à cause de cette saloperie de jeunesse (mouhahaha, j'adore retrouver cette agressivité emprunte de mauvaise fois et d'arrogance que j'avais perdue en NZ). Je confirme, les auberges de jeunesse, c'est pas mon fort sur la durée. Bon, gueule dans le pâté donc que je prends le ferry pour Causeway Bay et file à toute allure vers le consulat russe. Et là... c'est le drame. Comme faire chuter ma tension en moins de huit secondes. Nous autres, ressortissants français, ne sommes plus autorisés à faire des demandes de visas express. Je le savais pour la Chine, d'où l'attente depuis la semaine dernière. Je n'en savais rien pour la Russie. Rien à faire, faut que j'attende sept jours. Sachant que, dans quelques jours, ce sont les vacances "nationales" (Chinese New Year et Spring Festival obligent) et que le temps va complètement se figer jusqu'au 8 février. Sachant aussi que je dois absolument rejoindre Beijing au plus vite pour faire ma demande de visa mongol (chose impossible à HK, l'ambassade ayant récemment fermée). Parce que, même chose, avec les festivités qui s'annoncent et les jours fériés, ça va être coton. M'enfin bref. Je me décompose derrière le comptoir et imagine un temps qu'il en est fini du joli projet transmongolien. Avec mes yeux de Candy, le gars du consulat semble pris de pitié. Il disparaît trois minutes et revient en me disant que, pour une fois, ils vont faire une exception. Mais que, je cite et traduis, "ce n'est pas la peine de dire aux Français qu'il est possible d'obtenir un visa russe en 24h à Hong Kong, parce que nous ne le ferons pas". Bah OK, monsieur, y'a pas de problème. Je ferais tout bien comme ce que vous me dites. Soulagée, mais pas rassurée encore. Les autorités russes sont vraiment tatillonnes et je ne crierais victoire que demain matin si j'obtiens mon visa en allant récupérer mon passeport. Bon, bah sinon c'est reparti pour un petit tour de Number 11 Bus, comprenez... de marche à pied ! Sheung Wan, son ambiance "débarrasse-moi-de-cette-brocaille", notamment sur Hollywood Road et Cat Street. Bien sympa et "vrai". Déambulation au hasard, café, retour, déjeuner à l'Ashoka, mal de crâne, Mong Kok de nouveau et découverte de la librairie-café-cinoche Kubrick vraiment bien foutue et bien fournie. Retour à nouveau, take-away indien au rez-de-chaussée des Chungking Mansions avec Johanna et Morgan, causette avec l'ensemble des locataires dans la chambre en attendant, patiemment, qu'ils... partent se payer une "soirée disco" dans un bar branché du coin. Merci, les gens.







A shot, a day
















Hong Kong - 27th January 2011 - Slanting eyes.

Je maintiens, y'a des Asiat' vraiment très beaux.

2011-01-26

Day after day
















Day Three Hundred and Fifty Nine - 26th January 2011.

J'ai mon visa chinois, heu ! Ça y est. V'là une bonne chose qu'elle est faite. On va pouvoir enclencher la démarche auprès du consulat russe maintenant, une autre paire de manches. On verra ça demain où, sans faute, je dois faire ma demande (en express super méga rapide du tonnerre de Zeus par Jupiter). A partir de samedi, sont en vacances et ce, jusqu'au 8 février. Sachant qu'il n'y a pas moyen de faire faire mon visa russe en Chine, ce serait bien, oui, de débloquer la situation avant samedi. Journée sympathique au demeurant. Matinée au ralenti, puis petit tour au HK Museum of Art, puis ferry direction Wan Chai sur Hong Kong Island pour récupérer mon visa chinois moyennant HK$550. Balade sans carte comme d'hab. Je fais une halte intéressante à l'Arts Center où je passe des plombes devant un scooter en chrome. Va comprendre... Retour en fin de journée. Temps super brumeux après le grand soleil de la journée. Genre la brume crépusculaire si "cliché" qu'on trouve dans tous les magazines ou guides de voyage. Brume ou chape de pollution. Au choix. Sur le chemin de l'Ashoka, je perds quelques "vies" à tenter de traverser les indénombrables galeries marchandes de Hong Kong. C'est dingue. J'en découvre encore de nouvelles ! Rentrage, y'a du monde, vas-y qu'on est sociable, de bonne humeur, enclin à la discussion. Vas-y, mais moi pas. Les discussions de la vingtaine enthousiaste, voyageuse, mais aussi naïve et puérile, très peu pour moi (même si, parfois, y'a de quoi bien se marrer et les écouter...) Tofu, tzatziki et pita. Derniers carreaux de Whittakers (snif !) et traînage sur la Toile avant de rejoindre Morphée. Qui sera, toute la nuit, des plus bruyants. Je le soupçonne d'avoir trinqué à la téquila avec le reste de la "mansion".

A shot, a day


Hong Kong - 26th January 2011 - Single attitude.
Tout est dit.

2011-01-25

Day after day
















Day Three Hundred and Fifty Eight - 25th January 2011.

Une journée qui finit mieux qu'elle n'a débuté, on va dire. Ce matin, je me suis rendue dans une agence de voyage pour aller plus avant avec mon histoire de bus-trains-avions pour rejoindre Beijing. Bon, bah, là, ils m'ont gravement/violemment saoûlé. Pas moyen de se poser et de causer tranquillement des possibilités existantes. Je ressors juste un peu gonflée et, avec pour seule info, que de voler jusqu'à la capitale me coûterait plus de HK$3000. Le mec n'a même pas checké, il me dit ça de tête, du genre "je vais pas me fouler à faire une recherche sur mon ordi pour une touriste qui va sans doute ne pas acheter le billet aujourd'hui". OK, tant pis. Je vais prendre l'avion. Mais sur le Net. Et quand le consulat russe m'aura confirmé qu'ils peuvent me faire un visa en 24h. Pas avant. Après cet épisode, la journée est plutôt cool. Quartier de Mong Kok, sur Kowloon. Attention les yeux, les oreilles et les épaules (enfin... les coups d'épaule) : Mong Kok, c'est tout bonnement LE ou, à tout le moins, l'un des endroits les plus densément peuplés de notre petite planète (j'ai entendu 130 000 pers./km2) et l'aire se développerait à vitesse grand V fois 4 ! Retour après un détour par le Tin Hau Temple. Petit moment de calme, de paix (avec la ville et la circulation en bruit de fond). Temple Street, rue bien animée. Une brioche aux châtaignes (on n'arrête pas le progrès) et je remonte dans mes pénates. Johanna a toujours autant envie de causer. Elle attend son visa chinois pour rejoindre son chéri et refuse de découvrir HK. Elle a 22 ans, Indienne de bonne famille, peu expérimentée et semble un peu paumée en fait. Ouais, mais je ne suis pas assistante sociale et ai plutôt tendance à me replier comme une huitre (splendide métaphore) quand on me harcèle de paroles. Adèle, sur Skype, me sauve pour quelques minutes. Après, je décide d'aller prendre l'air. Sur ce, Morgan, nouvelle coloc de chambrée, débarque. Et se propose de m'accompagner. Heu... mais vous allez pas me laisser tranquille ? Bon, cela étant, on se fait une petite balade à la fraîche jusqu'au Temple Street Night Market. Au retour, la quatrième "larronne" du dortoir, une Koréenne, est méga motivée pour aller boire un verre. La bonne excuse pour enfin me retrouver seule. C'était sans compter sur Johanna, qui décide de rester elle aussi. Je mange mes baked beans et mes dim sum, elle me raconte comment elle s'est cassée la jambe, combien son copain est généreux et blablabla. Elle finit par la boucler. Je finis par souffler.