
Day One Hundred and Ninety Four - 14th August, 2010.
Ça commence bien. Pas de téléphone, pas de réveil. Pas de réveil, pas de réveil. Bon, mon angoisse perpétuelle me permet quand même de me lever plus ou moins à l'heure. Et puis, Cameron, le fiston de la maison, entre dans une colère noire pour je ne sais quelle raison. Pas anxiogène pour deux sous. J'ai une gueule affreuse, celle qui ne vous annonce rien de bon pour la journée à venir. Pour couronner le tout, la matinée de taf est tout bonnement éreintante. Ils ont osé gicler Julie de la maison des secrets, ces débiles, résultat, les compteurs s'affolent et Laure et moi, on ne sait plus où donner de la tête. Heureusement, l'après-midi est plus calme. Logique, je ne bosse pas. Avec Johannes, on va mater Soul Kitchen au cinoche. Petite salle et... personne dans la salle. Nous sommes encore en Nouvelle-Zélande, pas de doute. Le film est bien sympa. Bonne bande son, bien funky. Bonnes tronches aussi (celle notamment de Moritz Bleibtreu dont je suis fan depuis des années ou encore du génialissime Birol Ünel). Bref, un film qui colle le sourire. A la suite de quoi, je découvre le nouveau wwoofing squat de Johannes. Une ancienne résidence psychiatrique qui a des allures de centre de vacances. J'adore l'endroit. Kiwi à souhait : des trucs partout, de tout et de n'importe quoi. Pasta, petit feu parce que ça pèle quand même, discussion sur l'itinéraire des deux mois à venir et le (gloups !) budget envisagé et... empruntage en règle du van automatique de mon pote germanique. Bah oui, pas maline pour deux ronds, arrivée à Waitati (environ 20km de Dunedin), je me rends compte que, peut-être, je ne pourrais pas faire le chemin du retour et, surtout, que la station-service de Waitati n'a pas servi de carburant depuis des années ! Résultat, c'est Kitt, en mode auto, qui me ramène à la maison. Drôle de journée.



