
Day Thirty Eight - 11th March 2010.
Gros soleil pour démarrer la journée (et douche froide sur la plage), grosse averse pour la finir (et douche en K-Way). Aujourd'hui, je délaisse un peu la ville pour aller respirer le grand air et découvrir les alentours. Notamment la Hutt Valley et la région du Wairarapa. La route est magnifique, pour changer. Je traverse Lower Hutt et Upper Hutt, les deux villes bordant Wellington, mais qui n'ont que très peu d'intérêt et fais une halte dans un petit bourg perdu au milieu de nulle part, Feartherston. Et c'est là, là seulement, dans une bibliothèque à peine plus grande que mon ancien appart que j'ai enfin la possibilité de connecter mon ordi à Internet. Ouf ! Je reprends ma balade et, là, c'est parti pour le bout du monde. Ou presque. J'ai à peine remis de la crème solaire que de gros nuages gris apparaissent dans le ciel. Ciel d'apocalypse et paysages hors-normes, voilà ce qui m'attend sur la route de Cape Palliser. Un mélange de Bretagne un jour de fort coefficient et de Saint-Pierre-et-Miquelon au printemps. Juste magnifique, juste ça. Plus j'avance, moins je croise de monde sur la route (le bonheur !), plus j'avance et plus la route est mauvaise. Pour rallier le phare de Cape Palliser et ses somptueuses falaises recouvertes de nuages, je traverse le village de Ngawi et son front de mer-cimetière aux bulldozers. Drôle autant qu'étrange. Je fais également ma première rencontre officielle avec des phoques. Bien gras, bien mous, bien accrochés à leurs rochers battus par la mer déchaînée. Puis, c'est l'ascension sous le crachin des quelque 200 à 300 marches qui mènent au phare de Cape Palliser. Dans ces moments-là, je regrette les scones engloutis le matin-même et les cigarettes fumées quelques minutes auparavant... Je termine la journée dans un no man's land, à Wharekauhau, sous une pluie battante.





