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2011-01-15

Day after day
















Day Three Hundred and Forty Eight - 15th January 2011.

La course, encore. Du matin au soir. Vider le van de mes dernières affaires qui traînent. Tenter une connexion furtive à la biblio de Sumner. Filer les clés à Elisabeth et boire un café sur les rives du canal. S'arracher les cheveux pour jongler avec les 1000 choses que j'ai à caler (trouver où acheter un billet de train HK-Shanghai sur le Net, se tâter entre le 19 et le 20 janvier comme date de départ, hésiter entre un dortoir à Changkung Mansions ou une chambre dans un backpack français, se réjouir de tomber en plein Nouvel An chinois mais s'inquiéter que tout soit fermé et mette à mal mes demandes de visas, etc.). Aider Nadia, la fille de Karin, à trimballer matelas et sommier dans la rue. Rentrer et jouer à Tétris avec des cartons remplis à ras-bord. Monter un lit avec ma logique de blonde. Continuer de faire sécher mes livres, vainement mais sûrement. Poêler des légumes frais du marché de ce matin. Crever de fatigue devant un film d'Eastwood dont je ne me souviens plus le nom. Ce qui, en soi, ne m'empêchera pas de dormir... Avec tout ça, j'ai à peine pris le temps de dire au revoir à mon van ce midi. Je ne réalise toujours pas que, dans quelques jours, c'en est fini de la NZ. J'avoue, j'ai les boules.

2011-01-09

Day after day
















Day Three Hundred and Forty Two - 9th January 2011.

Le genre de journée idéale. Fait beau. Fait chaud, mais la brise est fraîche. Et les paysages sont à couper le souffle. De ceux que je connais déjà, puisque je m'octroie un dernier détour par Akaroa. Y'a pas à dire, ce coin est splendide. La route magnifique. La péninsule digne d'une carte postale puissance 12 millions. Akaroa, en plein été, c'est bien animé. Et bien touristique. Bon, on parle de tourisme en Nouvelle Zélande, hein... Donc pas violent-violent non plus. Mais disons que, à titre d'exemple, le parking où j'avais élu domicile mes premières soirées ici (en mars de l'année dernière... la vache !) et que je n'avais pas trop à partager est totalement blindé. Faut dire qu'il fait un temps superbe, que c'est dimanche, qu'on est au beau milieu de l'été et que ce sont les vacances scolaires. Ceci expliquant sans doute cela. Je passe faire un coucou à Glen, mon ex-patron du Village Inn. Il a la banane comme d'hab, on cause un peu et je file. Avec Toto-Yota, on grimpe difficilement sur Purple Peak, histoire de s'offrir une dernière vue de ce petit coin de paradis. Je quitte la NZ dans une à deux semaines (quand je me serais décidée à acheter un billet d'avion). Je ne me demande plus pourquoi, mais je me dis que j'aime me faire mal ! Route vers Christchurch, via Lyttleton, Sumner et Redcliffs où je fais une halte chez Karin. A partir de demain, je wwoofe chez elle. Pas d'Internet, mais un canapé confortable et la mer pas loin. Ce soir, je dormirais (entourée d'une horde de campervans... trois ou quatre) à New Brighton, comme trois mois plutôt. A cette époque, j'étais toute seule sur mon spot.

2010-10-03

Day after day
















Day Two Hundred and Forty Four - 3rd October 2010.

Journée où je bulle et me balade à droite, à gauche. D'abord, le "remblai" de New Brighton sous le soleil et qui, en fin de matinée, commence à se blinder de monde. La biblio de New Brighton et ses wifi-sofas avec vue sur les surfeurs. Lunch pas loin, à Southshore, puis je file en ville. Balade dans les quartiers, dans les rues. Je constate un peu plus les dégâts, mais la solidarité des Néo-Zélandais a bien fonctionné. Du bon gros boulot en un mois de temps. Je pousse vers Taylors Mistake, au bout du bout de la route de Sumner (la deuxième plage de Christchurch). J'y retrouve Romain, mon pote français avec qui j'avais taffé à Akaroa. Le hic ? Il est entouré de plein d'autres Français et, ça, moi ça ne me le fait pas du tout. Une clope (ouais, j'ai recommencé à fumer...), et rendez-vous est pris le lendemain matin pour décider de retourner ou non à Akaroa. New Brighton à nouveau. Même parking. Je commence à "dîner", quand un quinqua frappe à la porte du van et me demande si je veux du pain frais. Bah... heu... oui, pourquoi pas. Le gars a du pain (à toutes les sauces) dans son coffre et demande à tous les campervans et autres caravanes stationnées là s'ils sont intéressés. Sympa. Je pars dormir entre New Brighton et Southshore. Pas de barrière et plus tranquille.







2010-09-30

Day after day
















Day Two Hundred and Forty One - 30th September 2010.

Journée pas violente, violente. Le soleil est de retour. On quitte le camping direction le centre-ville et la biblio. Lunch en tee-shirt au milieu des Botanic Gardens et je propose à Johannes (qui apprécie de plus en plus Christchurch, dont il n'avait pas que de très bons souvenirs...) de l'emmener sur la Summit Road : la route qui offre une vue sur l'ensemble de la ville, la côte, mais aussi le début de la Banks Peninsula. Ça fait six mois que je n'ai pas pris cette route : bah, c'est toujours aussi chouette. En plus, le temps change toutes les trente secondes là-haut : grand soleil et ciel bleu, puis grosse purée de pois et pluie fine, puis re-grand soleil, etc. Retour en ville. Glandage. And cooking time. Là, le gardien des Botanic Gardens vient fermer les barrières du parc et nous informe qu'on n'a pas le droit d'être là. Il nous demande si on sait où aller pour passer la nuit. On ment. "Non, m'sieur, on sait pas trop". Deux secondes de réflexion et il nous répond : "OK, je ne vous ai jamais vus. Mais trouvez un autre endroit demain. Allez, bonne nuit". Haha, ce que je kiffe les Néo-Zélandais. Bah voilà, dernière pasta night et derniers verres de vin en terre néo-zélandaise et en compagnie de Johannes. Demain, nos routes se séparent. Prochain 'band meeting' à Melbourne à la fin du mois d'octobre pour deux mois de train trip à travers le bush australien. L'idée me plaît bien...