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2010-03-12

Day after day
















Day Thirty Nine - 12th March 2010.

Nuit mouvementée dans un van harcelé par un fort vent de mer. Je me lève dans un endroit aussi magnifique que la veille (logique, quoi). Il fait beau et je rebrousse chemin vers Wellington. Petite pause à Feartherston, puis à Upper Hutt, et me voilà de nouveau dans la capitale. Objectif : faire ce que je n'ai pas eu le temps de faire mardi et mercredi. A commencer par le Museum of Wellington - City and Sea. Un petit musée tout mignon, qui retrace l'histoire de Wellington. Intéressant, enrichissant et... drôle aussi. Notamment l'expo temporaire, minus et totale rétro-foutraque, "10 years in Wonderland" (en 2009, le lieu fêtait son dixième anniversaire). C'est bien sympa. Après quoi, je continue mon exploration de la ville, côté gros buildings et boutiques de luxe. Le temps se couvre et... badadam ! Grosse, que dis-je, énorme tempête en pleine face ! Bien sûr, je suis en petit pull et mon van est garé à, grosso modo, quarante minutes de marche à pied. On a tous beau se réfugier dans les boutiques, la tempête ne passe pas, et il faut l'affronter. Ce que je fais. Héroïquement ! Je marche vingt minutes et, trempée, me décide tout de même à acheter un parapluie. Je l'ai en mains depuis environ dix minutes, quand il explose littéralement sous les coups de boutoir de la pluie et du vent. OK ! Je finis mon périple, détrempée de la tête aux pieds, dans mon van, les mains scotchées à un thé brûlant, les yeux rivés à la vitre, à attendre que le bouillon prenne fin... Et ça finira par passer. Et on reverra la couleur du ciel. Qui a dit qu'en Nouvelle-Zélande, on pouvait vivre quatre saisons en une journée ? Le soir arrive vite, je tourne, fais un tour du côté du jardin botanique et me pose sur le terminal des ferries. Bah oui, je prends le bateau ce soir. Bye-bye North Island... Le départ est à 2h35 du matin, je fais une demi-sieste avant d'affronter la "potentielle" tempête des mers...


2010-03-11

Day after day
















Day Thirty Eight - 11th March 2010.

Gros soleil pour démarrer la journée (et douche froide sur la plage), grosse averse pour la finir (et douche en K-Way). Aujourd'hui, je délaisse un peu la ville pour aller respirer le grand air et découvrir les alentours. Notamment la Hutt Valley et la région du Wairarapa. La route est magnifique, pour changer. Je traverse Lower Hutt et Upper Hutt, les deux villes bordant Wellington, mais qui n'ont que très peu d'intérêt et fais une halte dans un petit bourg perdu au milieu de nulle part, Feartherston. Et c'est là, là seulement, dans une bibliothèque à peine plus grande que mon ancien appart que j'ai enfin la possibilité de connecter mon ordi à Internet. Ouf ! Je reprends ma balade et, là, c'est parti pour le bout du monde. Ou presque. J'ai à peine remis de la crème solaire que de gros nuages gris apparaissent dans le ciel. Ciel d'apocalypse et paysages hors-normes, voilà ce qui m'attend sur la route de Cape Palliser. Un mélange de Bretagne un jour de fort coefficient et de Saint-Pierre-et-Miquelon au printemps. Juste magnifique, juste ça. Plus j'avance, moins je croise de monde sur la route (le bonheur !), plus j'avance et plus la route est mauvaise. Pour rallier le phare de Cape Palliser et ses somptueuses falaises recouvertes de nuages, je traverse le village de Ngawi et son front de mer-cimetière aux bulldozers. Drôle autant qu'étrange. Je fais également ma première rencontre officielle avec des phoques. Bien gras, bien mous, bien accrochés à leurs rochers battus par la mer déchaînée. Puis, c'est l'ascension sous le crachin des quelque 200 à 300 marches qui mènent au phare de Cape Palliser. Dans ces moments-là, je regrette les scones engloutis le matin-même et les cigarettes fumées quelques minutes auparavant... Je termine la journée dans un no man's land, à Wharekauhau, sous une pluie battante.