
Day Eighty - 22nd April 2010.
En fait, ce n'est pas magnifique, c'est splendide l'endroit où j'ai passé la nuit. Me voilà à Lake Tekapo donc. Un lac d'un bleu presque incroyable, un bleu laiteux (merci la sédimentation, merci le frottement des roches, merci le mouvement des plaques tectoniques). Parce que je me dis que de laisser mon van se réveiller tranquillement et prendre un peu le soleil ne peut lui faire que du bien, je me mets en route pour une petite balade. Je prends le Mt John walkway, sue mon petit-déjeuner et me voit récompenser de ces efforts par une superbe vue panoramique sur la région. C'est juste super beau. Des lacs, des montagnes et des espaces vierges à perte de vue. OK, je veux vivre ici ! Retour au camtard. Démarrage au quart de tour. Il fait beau. The XX à fond dans le poste. J'ai un gros smile qui doit me faire passer pour une abrutie, mais je m'en fous. Direction Mount Cook. Sur la route, je longe Lake Pukaki, magnifique lui aussi, bleu lacté et vue sur Mt Cook. J'arrive à destination en milieu de journée. Pique-nique pita feta, une fois de plus, mais ce que je ne vous ai pas dit, c'est que il s'agit de feta à base de lait vache. Oui, oui, dingue. Je me disais aussi que ma feta avait un goût de Kiri-Kiri-Kiriiii. Bref. Balade sur les rives du Lake Tasman. Enfin, les rives... Les crêtes plutôt. Oui, parce qu'aujourd'hui, j'ai bien failli me tuer. Alors que je m'apprêtais à rejoindre un point de vue donnant sur le Tasman Glacier, bah, je me suis un peu paumée, ai voulu corriger le tir, me suis vue sortir des sentiers battus pour grimper sur des collines rocheuses et abruptes. Et, finalement, me retrouver sur la crête d'une colline m'offrant une belle vue sur Lake Tasman et ses mini-icebergs. Sauf qu'une fois là-haut je voulais aussi voir le glacier et, pour ça, fallait continuer sur la crête. Ha bah, ça va pas être possible, ma p'tite dame ! A chaque pas, le sol se dérobait sous mes pieds et laissait s'effondrer un bon paquet de roches. OK... Pas fière, je me décide donc à redescendre lentement, mais sûrement. Pas de bobos, mais plein de sable et de cailloux dans les chaussures. De retour au van, les nuages ont commencé de couvrir le ciel, les sandflies font leur apparition et ma périlleuse balade m'a épuisée : je ne verrai pas le glacier. C'est ça aussi les voyages, on ne peut pas tout voir... Et ce n'est pas grave. Je reprends la route. Pit-stop à Twizel d'abord, puis gros-stop à Omarama, où je passe la nuit. Grand parking pour poids-lourds sans poids-lourds, mais avec sanitaires, et face à une station-service. De quoi obtenir du renfort si le van fait des caprices.










