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2011-02-20

Day after day
















Day Three Hundred And Eighty Four
- 20th February 2011.
Le jour le plus long de... toute la vie. Ou presque. Bah, disons, entièrement passé dans un train qu'on qualifiera de province, genre vieux train qui roule au pas et s'arrête dans toutes les gares. C'est long, c'est très très long. Au petit matin, passage de frontière. Cinq heures en tout. Séquence check des passeports côté mongol. Séquence check des passeports côté russe. Ça prend des plombes. Dingue. Mais bon, l'habitude maintenant. Dehors, c'est beau, c'est blanc, vierge, glacé. Ça vaut le coup d'œil et ça tombe bien, c'était le but de l'aventure. On nous parle en mongol et/ou russe, on capte rien, mais le mime est une technique de communication universelle qui a fait ses preuves. La provodnitsa (la "mama" du wagon) est... bien russe, mais bien sympa aussi. Faut pas la chercher, c'est sûr, mais c'est la première à te lancer des vannes (en russe que tu comprends pas mais pour lesquelles tu te marres quand même). On passe la journée à regarder par la fenêtre, à bouffer mille biscuits, à boire le double de thés, à somnoler sur des magazines, etc. Ainsi se déroulera aussi la soirée...



2011-02-19

Day after day
















Day Three Hundred And Eighty Three
- 19th February 2011.
On n'a pas trop envie de partir d'Ulaan-Baatar en fait. Ce n'est pas l'animation urbaine, l'énergie se dégageant de la ville qui nous retient, non. Mais plutôt notre auberge. C'est tranquille, les gens sont hyper gentils, je suis fatiguée de faire et défaire mes valises, et (on le savait d'avance) c'est un peu frustrant d'être à UB sans pouvoir explorer les grands espaces. Pas moyen, on va revenir. Aux beaux jours. Bref, bref. Au matin, on se rend au monastère bouddhiste Gandantegchinleng Khiid. Il pèle sa mère. Mais vraiment vraiment. Genre plus moins que moins. A l'intérieur du temple, un Bouddha mongol de quelque plein de mètres de haut. Tout doré, tout orné, tout impressionnant le garçon. Balade "congelante", mais intéressante. Retour au Khongor. Retour, aussi, au State Department Store. Je craque sur des chaussons et un gilet sans manche trop bea
u (que je ne porterais sans doute jamais), je me retiens d'acheter une tunique trop belle (que j'aurais sans doute portée, mais faut bien être un peu conne des fois et prendre les mauvaises décisions...). Bertrand, lui, et après son manteau "monsieur la classe plus plus" d'hier, plie et rompt : les superbes Clarks en valaient la peine, faut dire. Courses en vue du trajet à venir. Retour au Khongor. Faisage de sacs (ça, franchement, c'est devenu un sacerdoce, pire, c'est ma croix : j'en ai ras-le-bol). On paie notre chambre une bouchée de pain (30 000 tugriks, soit 20€ les deux nuits, dans une énorme chambre avec terrasse et télé et supra calme, petit-dej gratos, gens ultra méga gentils, etc.) et on se fait conduire à la gare. Et là, commence l'aventure. Je la fais courte, mais là, franchement, c'est de l'anecdote. De la pure, de la dure, de la vraie quoi. Donc, montée dans le train. Grosse montée d'adrénaline. Gros coup de pression. Y'a 15 000 personnes dans le train, impossible de savoir qui est qui, des passagers, de la famille des passagers, des contrôleurs ou autres. On est pressés de tous bords. Résultat, on a un moment, je dis bien un moment, soit 20 secondes d'inattention à tout casser et, là, bah on se fait enfler comme de bons gros péquins. Bertrand pose un sac en hauteur dans la cabine, il redescend, son sac à dos est ouvert, les mecs sont partis. On ne les reverra plus. Il nous faut une demi-heure pour comprendre que ses écouteurs Bose se sont fait la malle avec les types. On nous avait rabâché les oreilles qu'UB était une ville où le vol était monnaie courante (sans jeu de mots). On y croyait en se croyant chanceux. Bah non, en fait. Là encore, on n'a pas joué, mais on a quand même perdu. Tant pis, tant pis. On a juste envie de maraver la gueule du contrôleur qui, bien sûr, laisse sciemment monté ces genre de types. M'enfin... Soirée plus tranquille ensuite. On partage notre cabine avec deux jeunes femmes mongoles. Calmes et gentilles. La pression redescend. La cabine est confortable. La nuit se déroulera sans plus d'accrocs.

A shot, a day
















Ulaan-Baatar - 19th February 2011 - Haaahummmmm...

Les petits cylindres argentés ou dorés que les Mongols tournent les uns après les autres (sans en oublier ne serait-ce qu'un). Des urnes qui entourent le Bouddha géant trônant au milieu du temple et dont je ne connais pas encore le rituel. Mais je promets de me renseigner...

2011-02-18

Day after day
















Day Three Hundred And Eighty Two
- 18th February 2011.
Ulaan-Baatar, jolie petite capitale mongole. Heu... en fait, non, pas vraiment jolie. Spéciale. Intéressante. Minus aussi. Mais il fait grand soleil et le froid en devient plus acceptable. On part en quête, après une grasse mat' de la mort, d'un magasin de musique : je VEUX trouver le nouvel album de PJ Harvey. On ne trouve pas le magsin, l'occaz d'en voir un peu plus de la ville. On erre dans les deux ou trois rues qui constituent le centre-ville. On échoue dans un petit bar super sympa, le Café Amsterdam. En terrasse s'il vous plaît, à descendre de bon s petits cappuccinos. Et à tailler la bavette avec le neveu d'un ministre mongol en lendemain de cuite. Puis, on trouve le Mega Hi-Fi Store. Pas de PJ Harvey, of course, mais Tatar et d'autres groupes du coin que Bertrand s'amuse à acheter, histoire de. Puis State Department Store, où on passe pas mal de temps dans un magasin de fringues. Ça coûte rien et c'est magnifique. J'ai envie de tout acheter, c'est Bertrand qui finalement fait flamber la carte bleue (enfin flamber...) Discute, télé mongole, goûter, puis soirée noodles ultra méga pimentée de la mort (du moins, les miennes) et Zapping 2010. Putain, la France en 2010, ça a envoyé du lourd à ce que je vois...
















Ulaan-Baatar - 18th February 2011 - City of criminality.

On n'arrête pas de nous rabattre les oreilles avec ça : on ne repart jamais d'UB sans s'être fait piquer un truc. Pour l'heure, on regarde les grafs et on trouve la ville plutôt cool, safe et tranquille. Pas de quoi fouetter un chat.

2011-02-17

Day after day

















Day Three Hundred And Eighty One
- 17th February 2011.
Le désert de Gobi. La grosse claque. Déjà, je sais que je reviendrais. Ça ne peut pas être autrement. Le ciel est bleu, sans nuage aucun. La steppe désertique, totalement nue, totalement vierge, où rien ni personne ne semble vivre ou plutôt pouvoir vivre, alterne avec des plateaux, des collines, puis des chaînes de montagne enneigées. La pureté, vous vous en faites une image ? Bah, c'est ça, en fait. C'est là, au sud de la Mongolie. On a pris le train pour s'en prendre plein la face. On est servi. Arrivée à Ulaan-Baatar, capitale mongole, sur les coups de 13h ou 14h. Ouep, il fait quand même un peu plus frais ici. On tourne dans la gare sans trouver le bureau des billets internationaux (pour de suite s'enquérir de la disponibilité des trains pour Irkutsk en Russie), on ne trouve pas. On sort, cherche un taxi, puis finalement saute dans une voiture où un gars et sa mère se proposent de nous conduire à notre auberge. A UB, facile de prendre un taxi : tendre la main, n'importe qui s'arrête et demande des dollars. OK... Etrange, mais bon, OK. 10 000 tugriks (un peu moins de 6 euros) plus tard on est au Khongor Guesthouse. Plein centre-ville (en même temps, c'est pas très grand Ulaan-Baatar), à deux pas du State Departement Store, le point de référence de la city, le "gros" magasin on va dire. C'est petit, cosy, spacieux, pas cher et la nana qui tient le lieu super gentille. Banco ! Dans l'après-midi, opération chercher ce satané bureau de vente des billets internationaux. Là, commence une nouvelle aventure pour le duo de choc. On prend, comme on nous l'a conseillé, un bus, le M4. On se retrouve à l'autre bout de la ville. Heureusement, il revient, on demande notre chemin à la contrôleuse, elle fait nous arrêter et nous indique quel autre bus prendre pour atteindre la gare. Une heure dans un bus mongolien, c'est ma foi fort intéressant. Socialement et... touristiquement aussi, une autre manière de voir UB, ses faubourgs, etc. A la gare, on nous renvoie dans un autre endroit. A quelques pas de la gare. Il commence à peler à sa mère et moi à mourir des pieds. On finit par trouver après avoir tourné un peu quand même. Finalement, pour la faire courte, on trouve des billets pour Irkutsk (plus de place pour Moscou dans le prochain train) le samedi, deux jours après. On n'avait pas prévu vraiment ça comme ça. En même temps, on n'avait pas prévu grand-chose à vrai dire ! OK, va pour samedi soir. Retour à pied à l'hôtel. Froid, froid, froid. On s'envoie une bonne douzaine de thés. Je pars en exploration du State Departement Store pour acheter des vivres. Finie la bouffe chinoise, pas mal de choses occidentales dans les rayons. Même du pain, même du fromage, même du chocolat (au passage, Bertrand a ramené du Lindt et de l'Ossau-Iraty de France : que du bonheur !) En soirée, c'est Le Chien jaune de Mongolie sur mon ordi (magnifique film), puis Punch-Drunk Love (total foutraque, absurdo-rigolo, excitant-dérangeant, à ne pas mettre devant tous les yeux).








A shot, a day
















Somewhere in the Gobi Desert - 17th February 2011 - Blue. White. Nothing more.

Faites-le. Le désert de Gobi. J'y reviendrai. Je m'y arrêterai. Et pas question d'utiliser le conditionnel.

2011-02-16

Day after day

















Day Three Hundred And Eighty
- 16th February 2011.
Le train, le train, le train. La folle aventure. Ça y est, on y est. Pas dormi ou peu de la nuit. Debout à 5h30. A la gare centrale sur les coups de 7h30, dans le train K3 (le Tranmongolien, yes !) à 7h47 précises. Cabine quatre couchettes. Etroit, simple, mais ça fera le taf. Une journée complète de train. Sortir de Beijing enneigée. Traverser le "mainland" dont le manteau est encore plus blanc que blanc et le brouillard vraiment épais : dommage, on ne verra pas la Grande Muraille de notre cabine. Cabine qu'on partage avec une Chinoise qui parle autant anglais que
nous mandarin. Résultat, on échangera pas plus de deux signes. Haltes furtives dans de petites gares perdues. Pas mal de glande, de musique, de lecture, de scotchage à la vitre. On a chopé un billet pour Erlian et comptons nous y arrêter, y dormir et reprendre un bus ou un train le lendemain pour traverser la frontière. A moins de... A moins de demander aux contrôleurs du train si on ne peut pas rester dans celui-ci et payer le reste du billet jusqu'à Ulaan-Baatar, là, tout de suite, maintenant. OK. Un peu en dollars, un peu en yuans. Au total, le Erlian-UB nous coûtera dans les 100€ pour deux, plutôt bon plan. Ce qui, en fait, nous fera payer un Beijing-UB à 65€ chacun, moins de la moitié du prix normal. Cool. Et puis, on n'a pas à sortir du train, à chercher un hôtel, blablabla. A 20h30, c'est l'épisode Erlian, la frontière, l'attente dans la gare à bouffer des amandes et de drôles de Mentos, l'anecdote des passeports qu'on nous confisque pendant trois heures. Puis, le passage de frontière et, rebelote, les passeports qui passent de main en main, qui disparaissent et reviennent, l'accueil de deux nouveaux colocataires de cabine, un couple de Mongoliens tout gentils. On est Zamyyn-Uud. En Mongolie. Ça y est. Dingue, hein ? Il est bien 1h du matin quand on repart. Dodo. Pas beaucoup, c'est bruyant et il fait froid, mais c'eut pu être pire. Le train est folklo, les toilettes un sujet qui restera tabou, les voisins rigolos surtout ce gamin qui jouera à la "guerre" avec nous pendant pas mal de temps. Bonne première journée de train. De quoi nous donner une idée de ce à quoi on se prépare...