2010-05-25

Day after day
















Day One Hundred And Thirteen - 25th May 2010.

Hooooo, la journée de merde ! Oui, oui, oui, on peut aussi vivre des journées de merde en Nouvelle-Zélande. Déjà, il pleut des cordes. Mais vraiment de bonnes grosses cordes. Genre giboulées de mars, mais sans discontinuité. Le backpackers "suinte" de partout. Sympa. Le B&B, lui, reste cosy, mais là, m'attend ma liste d'activités du jour. A peu près 10 000 trucs à faire. Sympa bis. Parmi les nombreux coups de téléphone qui "tombent" alors que j'ai encore les yeux "tout collés" de sommeil, celui de Keel (l'amie thaïlandaise de Joyce qui, tous les mardis, cuisine pour nous) qui m'informe qu'elle ne viendra pas aujourd'hui. OK, se rajoute donc à la liste, faire à manger. Sympa ter. Je sors dix minutes pour tenter d'étendre un ou deux draps et de récupérer les rares affaires qui n'ont pas pris la pluie cette nuit. Des affaires qui, l'espace d'une demi-minute, ont été propres et sèches. Bah oui, un coup de vent et hop le tout se retrouve par terre. Dégueu et détrempé. Tout comme moi. Sympa quater (je vais arrêter là avec ça, ça devient chiant). Il est 9h. La journée va être très très longue. Je cours entre les différentes maisons du B&B, lave les salles d'eau (chose non aisée quand on a des baskets plein de boue), bois un café, bafouille des réponses au téléphone, bois un café, lave des frigos, bois un café, dépoussière des meubles, bois un café, décongèle un bœuf curry, bois un café, repasse des taies d'oreiller humides et... je vous le donne en mille... mange du fromage ! Ouais, le café, ça va cinq minutes. Après-midi quasi similaire (non, je ne relave les salles de bain, suis pas débile non plus). Tout ça me crève un peu. En rentrant, Joyce s'excuse de m'avoir donné tant de choses à faire. En gros, elle avait zappé que j'étais désormais seule à taffer. A 16h30, sous les trombes d'eau, je saute dans mon campervan pour partir à la rencontre de mon potentiel futur élève de français. Après coup, je me dis qu'une journée commencée comme celle-ci ne pouvait m'offrir plus belle conclusion. Oui, donc, Ashok (quadra kiwi né en Angleterre, de parents indiens) habite de l'autre côté de la ville. J'arrive chez lui et poireaute un quart d'heure dehors : je me suis trompée de numéro. Bah oui, tant qu'à faire. Finalement, je sonne à sa porte, il me reçoit. Ashok est une espèce rare et... intrigante, je dois dire. Pour faire court, le bonhomme est seul, un peu beaucoup bizarre, veut apprendre à parler français couramment (et pense que c'est une langue facile), vit de pensions publiques et me propose de sortir avec lui un de ces soirs. Heu... bah, comment te dire, j'ai un dîner à préparer, là tout de suite maintenant, donc je vais te laisser, hein. Je réfléchis à tout ça, aux cours, aux tarifs et je te rappelle. Voilà, voilà, voilà. Drôle de rencontre. La première et la dernière le concernant. Flippant. Ce qui est bien, c'est qu'après ce genre d'événements, plus rien ne vous touche. Preuve en est, la relative distance, la légèreté, je dirais même la non-violence avec lesquels je gère la dernière surprise de la journée : mon van est à plat. Enfin, la batterie. C'en est presque marrant, je me crois à C'est pas sorcier spécial "Les filles et les problèmes mécaniques" : j'allume les phares, mon auto-radio et mes essuie-glaces déraillent, je le éteins, et j'ai une voiture neuve (mais sans phares). Un truc fait masse et là, ça fait surtout des masses de trucs chiants en une seule et même journée. Bon, heureusement, mon expérience des fucking batteries et autres fucking alternateurs me permettent de rallier le B&B. Mais ce sera tout. Je coupe le contact et ne redémarre plus. On ne m'avait pas dit que le chiffre 113 portait malheur...



A shot, a day
















Dunedin - 25th May 2010 -
The forecast today : same as yesterday (or worst).
Une photo, chaque jour. Ces derniers temps, la mission relève du parcours du combattant. Mon excuse ? Pas le temps. Et pas le temps. Dans les deux acceptions du terme. Vous avez compris ou faut vous la refaire ?

On the left side of the road...
















Dunedin - 25th May 2010 - Protect your trailer !

En Nouvelle-Zélande, on ne ferme jamais la porte de chez soi. En revanche, on ne rigole pas avec les remorques. Antivol de rigueur. Des fois qu'un petit malin veuille l'accrocher au cul de sa mobylette...