2011-01-25

Day after day
















Day Three Hundred and Fifty Eight - 25th January 2011.

Une journée qui finit mieux qu'elle n'a débuté, on va dire. Ce matin, je me suis rendue dans une agence de voyage pour aller plus avant avec mon histoire de bus-trains-avions pour rejoindre Beijing. Bon, bah, là, ils m'ont gravement/violemment saoûlé. Pas moyen de se poser et de causer tranquillement des possibilités existantes. Je ressors juste un peu gonflée et, avec pour seule info, que de voler jusqu'à la capitale me coûterait plus de HK$3000. Le mec n'a même pas checké, il me dit ça de tête, du genre "je vais pas me fouler à faire une recherche sur mon ordi pour une touriste qui va sans doute ne pas acheter le billet aujourd'hui". OK, tant pis. Je vais prendre l'avion. Mais sur le Net. Et quand le consulat russe m'aura confirmé qu'ils peuvent me faire un visa en 24h. Pas avant. Après cet épisode, la journée est plutôt cool. Quartier de Mong Kok, sur Kowloon. Attention les yeux, les oreilles et les épaules (enfin... les coups d'épaule) : Mong Kok, c'est tout bonnement LE ou, à tout le moins, l'un des endroits les plus densément peuplés de notre petite planète (j'ai entendu 130 000 pers./km2) et l'aire se développerait à vitesse grand V fois 4 ! Retour après un détour par le Tin Hau Temple. Petit moment de calme, de paix (avec la ville et la circulation en bruit de fond). Temple Street, rue bien animée. Une brioche aux châtaignes (on n'arrête pas le progrès) et je remonte dans mes pénates. Johanna a toujours autant envie de causer. Elle attend son visa chinois pour rejoindre son chéri et refuse de découvrir HK. Elle a 22 ans, Indienne de bonne famille, peu expérimentée et semble un peu paumée en fait. Ouais, mais je ne suis pas assistante sociale et ai plutôt tendance à me replier comme une huitre (splendide métaphore) quand on me harcèle de paroles. Adèle, sur Skype, me sauve pour quelques minutes. Après, je décide d'aller prendre l'air. Sur ce, Morgan, nouvelle coloc de chambrée, débarque. Et se propose de m'accompagner. Heu... mais vous allez pas me laisser tranquille ? Bon, cela étant, on se fait une petite balade à la fraîche jusqu'au Temple Street Night Market. Au retour, la quatrième "larronne" du dortoir, une Koréenne, est méga motivée pour aller boire un verre. La bonne excuse pour enfin me retrouver seule. C'était sans compter sur Johanna, qui décide de rester elle aussi. Je mange mes baked beans et mes dim sum, elle me raconte comment elle s'est cassée la jambe, combien son copain est généreux et blablabla. Elle finit par la boucler. Je finis par souffler.

A shot, a day
















Hong Kong - 25th January 2011 - Nobody, you are nobody.

Beaucoup de monde. Ça passe, ça se croise, ça file. Côté à la fois agréable et déstabilisant des grandes villes : tu n'es personne au milieu d'une marée de gens qui ne sont personne.