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2011-01-19

Day after day
















Day Three Hundred and Fifty Two - 19th January 2011.

The beat my heart skipped... Drôle de journée. Animée, colorée, mouvementée. Difficile à avaler, à apprécier. Difficile à décrire aussi. Au dairy/convenience store de Redcliffs, je scotche au gaffer un carton rempli de merdes m'appartenant, que je n'arrive pas à jeter, mais dont je n'aurais aucunement besoin en Chine et en Russie. De retour, Karin propose d'aller boire un café en terrasse à Lyttelton. L'endroit, le Lyttelton Coffee Company, est super sympa (à titre d'exemple : on y trouve des machines à écrire, à l'intrigante allure de robots, accrochées au mur). Puis, nouvelle bonne idée de Karin : tracer à New Brighton, pour tenter de trouver un restaurant eco-communo-friendly. Le nom Space of Love m'effraie un peu. Le dhal de lentilles et le chutney de bananes new age me réconcilie avec l'idée de ce resto où, le ventre plein de bonnes choses locales et de saison, tu déposes ce que tu veux dans une boîte anonyme. En plus, le chef proprio du lieu est intéressant et plutôt belle gueule, ce qui ne gâche rien, je dois dire. Je finis de "sangler" mon sac. Karin me conduit à l'aéroport. Bye-bye rapide. Et là, bah, les boules. J'ai plus de clopes, j'en vole une (façon de parler) et profite de mon dernier jour d'été chaud et ensoleillé. Pourquoi je pars ? Parce que l'immigration ne me laissera pas plus temps. Parce que j'ai besoin de temps pour faire mes visas. Parce que, comme dit cet adage complètement con, stupide et emprunt de déterminisme, toutes les bonnes choses ont une fin. L'avion. Des larmes. Auckland. Deux heures de retard. Marathon de la bouffe. On décompense comme on peut... Dans l'avion, on fait passer le vol et la pilule bon an, mal an. Je découvre Nurse Jacky. Série plutôt sympathique et drôle (avec l'actrice qui joue la femme de Tony Soprano dans la série éponyme). HK au petit matin. Brumeux. Mystérieux et... différent. Sans doute aucun.

2011-01-14

Day after day
















Day Three Hundred and Forty Seven - 14th January 2011.

L'exemple parfait du verre à moitié plein ou à moitié vide. Ou comment un élément positif peut paradoxalement te flinguer. Au matin, je file au poste de police pour récupérer mon sac. Bah, en fait, j'aurais préféré tout perdre. Là, je me retrouve avec un sac totalement détrempé et dégueu. A l'intérieur, gisent des fringues, des cassettes DV gorgées de flotte, des bouquins baveux d'encre, des affaires persos ruinées. Et bien sûr, pas de focales, pas de disque dur, pas tout mon matos. Pas non plus mes cotons-tiges, ma solution multifonctions et mes capotes. Va comprendre. Ça me fout un petit coup au moral (les cotons-tiges surtout). Plus qu'hier. Warehouse, je retourne les slips et chaussettes achetées la veille. Air New Zealand où je m'enquiers du prix d'un aller pour Hong Kong et où on me rappelle que je ne peux pas entrer à HK sans présenter un billet retour ou, tout du moins, un billet permettant de quitter le pays sous trois mois. Pfff, j'avais pas pensé à ça. Biblio de New Brighton où Internet ne fonctionne pas. Logique. J'en profite pour passer à la banque et éclaircir quelques points dont je m'épargnerais l'énumération. Retour en speed à Redcliffs, machines à laver du stuff dégueu et étalage du dégât dans le jardin. J'ai encore la naïveté de croire que je vais sauver des choses, les bouquins, les lettres toutes collées les unes aux autres, les cartes mémoires... Coup de fil à l'assurance et je retrouve Elisabeth à la biblio centrale dans l'après-midi. Virement en cours. Cool. On chope les papiers du van et on va "officialiser" le changement de propriétaire à la poste. Ça y est, mon van n'est plus mon van. Bizarre. Transmission en franco-anglais (parce que, aussi improbable que cela puisse paraître, j'ai du mal à parler français naturellement) de tous les détails techniques et première leçon de conduite à gauche pour Elisabeth. Summit Road et avant-goût de ce à quoi ressemblera son voyage. Je l'envie presque. Et réalise surtout que je vais partir. Que c'est fini. Que c'est trop tôt. Parce qu'elle est cool, Elisabeth me laisse le van une soirée de plus. Je peux rentrer sur Redcliffs et régler deux-trois choses de plus demain matin. En attendant, ce soir, c'est concert avec Karin. A 22h, on se sauve. Soirée à El Santo, sympathique petit café-concert de Lyttelton. Où on passe la soirée avec Anna, une amie de Karin, à écouter du moyen et du plutôt bon avec Delaney Davidson. 3h, je crève sur mon lit (le canapé en l'occurrence).

2011-01-09

Day after day
















Day Three Hundred and Forty Two - 9th January 2011.

Le genre de journée idéale. Fait beau. Fait chaud, mais la brise est fraîche. Et les paysages sont à couper le souffle. De ceux que je connais déjà, puisque je m'octroie un dernier détour par Akaroa. Y'a pas à dire, ce coin est splendide. La route magnifique. La péninsule digne d'une carte postale puissance 12 millions. Akaroa, en plein été, c'est bien animé. Et bien touristique. Bon, on parle de tourisme en Nouvelle Zélande, hein... Donc pas violent-violent non plus. Mais disons que, à titre d'exemple, le parking où j'avais élu domicile mes premières soirées ici (en mars de l'année dernière... la vache !) et que je n'avais pas trop à partager est totalement blindé. Faut dire qu'il fait un temps superbe, que c'est dimanche, qu'on est au beau milieu de l'été et que ce sont les vacances scolaires. Ceci expliquant sans doute cela. Je passe faire un coucou à Glen, mon ex-patron du Village Inn. Il a la banane comme d'hab, on cause un peu et je file. Avec Toto-Yota, on grimpe difficilement sur Purple Peak, histoire de s'offrir une dernière vue de ce petit coin de paradis. Je quitte la NZ dans une à deux semaines (quand je me serais décidée à acheter un billet d'avion). Je ne me demande plus pourquoi, mais je me dis que j'aime me faire mal ! Route vers Christchurch, via Lyttleton, Sumner et Redcliffs où je fais une halte chez Karin. A partir de demain, je wwoofe chez elle. Pas d'Internet, mais un canapé confortable et la mer pas loin. Ce soir, je dormirais (entourée d'une horde de campervans... trois ou quatre) à New Brighton, comme trois mois plutôt. A cette époque, j'étais toute seule sur mon spot.

2010-03-30

Day after day
















Day Fifty Seven - 30th March, 2010.

Day off. Oui, aujourd'hui, je ne bosse pas. Cool, je vais pouvoir retourner faire un petit tour à Christchurch. Histoire de faire quelques économies et quelques efforts de sociabilisation, je fais le trajet avec Romain. But de la journée ? Goûter un peu à la ville, passer à la biblio et... faire des courses. Ouais, c'est pas sexy, je sais. Mais si je ne veux que mon salaire passe de ma poche à la caisse enregistreuse du Four Square d'Akaroa, faut faire ce qu'il faut. Et ce qu'il faut, c'est aller à Pack n'Save ! Mon hangar à nourriture. Bref. Donc, petite journée tranquillou à Christchurch. Au passage, je me balade dans des boutiques de seconde main, histoire de voir si je peux me trouver des fringues d'hiver à des prix raisonnables. Du réperage pour l'instant. Les achats viendront plus tard. Genre quand j'aurais été payée. Genre quand mes pulls ne me suffiront plus. L'aller-retour à Christchurch passe vite. Avec Romain, on discute de voyages, de voyages, de musique, et puis un peu de voyages et de musique. C'est cool, et ça me fait bien plaisir de conduire de nouveau. Sur la route, on fait une petite halte à Lyttelton pour voir des amis de Romain. Des Français. Ouais, je sais, ça f
ait beaucoup de Français... Qui voyage en van, qui en auto-stop. Chacun y va de sa petite anecdote. C'est sympa. Le temps de boire deux bières et c'est reparti pour Akaroa qu'on finit par rejoindre en début de soirée. Une bonne petite journée, quoi. Cerise sur le gâteau, je peux remplir le frigo de yaourts, de poissons, de fruits et légumes. Et chocolat sur la cerise sur le gâteau : il n'y a personne dans le backpacker. Yes !


2010-03-22

Day after day
















Day Forty Nine - 22th March 2010.

Je suis encore à Akaroa aujourd'hui. En fait, je m'y plais pas mal. C'est minuscule, mais sympathique, et puis je me dis qu'en tant que française, j'ai peut-être une chance de trouver un petit job ici. Je me trompe. Ma nationalité a beau enthousiasmé les patrons de bars, restaurants et motels où j'ose proposer mes services, c'est la fin de la saison estivale et les jobs ne sont plus légion. Un motel, le Village Inn, hésite et promet de me rappeler dans la journée : un boulot de "femme de chambre" pour les quatre semaines à venir. Bon, OK, si c'est comme ça, je vais attendre le coup de fil et en profiter pour visiter la Banks Peninsula. Je prends une autre partie de la Summit Road et là, bah, ça encore plus exceptionnel que la veille. La route offre une vue des deux côtés de la péninsule. Sublime. Je fais quelques haltes dans des criques environnantes (Le Bons Bay, Okains Bay). Le temps est meilleur qu'hier, le soleil est de nouveau de la partie. Mais je garde mon jean, on ne sait jamais ! Sinon, je ne croise pas de dauphins (paraît qu'il y en a pas mal par ici), mais deux jeunes Français qui terminent leur trip de sept mois (dont six en Australie) et s'apprêtent à retrouver le froid de la Bourgogne. Je n'ai reçu aucun coup de fil. Je dors donc une seconde nuit ici, irais, à tout hasard, frapper de nouveau à la porte du Village Inn demain matin et, si pas de taf, je ferais route vers le fameux Mount Cook.