2011-01-30

Day after day
















Day Three Hundred And Sixty Three
- 30th January 2011.
La journée de l'enfer dure 48h apparemment... Bon, j'arrête de me plaindre et vois le côté positif des choses : j'ai fait une grasse mat', il fait grand soleil, les Chinois qui gèrent le lieu sont rigolos, j'ai pris une douche chaude, j'ai acheté plein de bonnes conneries à bouffer pour une somme des plus modiques, je réside dans un dortoir de quatre lits seulement occupé par Amy, une Néo-Zélandaise d'Auckland. C'est vrai quoi, je ne suis pas non plus obligée de rester scotchée sur le fait que "dryer" pour un Chinois, ça signifie machine à laver qui essore ce qu'elle peut, et que j'ai mis toutes mes affa
ires dedans et que maintenant je tente, tant bien que mal, de faire sécher mes jeans dans le froid sibérien de Pékin. Qu'Internet ne fonctionne que dans le séjour glacial (joli et accueillant au demeurant), et que, bien sûr, la police de la pensée refuse l'accès à la majorité des sites que je veux consulter. Que je doive vaincre le froid en pleine nuit pour rejoindre les toilettes. Que personne, je dis bien personne, dans cette capitale, ne cause un traître mot d'anglais (tant et si bien qu'à un moment donné, je me suis crû en France, c'est dire...) Que, tout le temps, partout, tout le monde fume et que je me demande pourquoi j'hésite encore à aller m'acheter un paquet à sans doute moins de 10 yuans (moins d'un euro). Que je me sens total perdue. A mille lieues de là où je suis ou devrais être. Non, pas de raisons de scotcher là-dessus. Alors, avec mon espèce de sarouel, mon bonnet péruvien, mes nouvelles Stan Smith au rabais et mes lunettes from Melbourne, on s'en va mater du petit Chinois, champion incontesté du crachat sur voie publique. Il fait beau, mais il fait aussi -8000°C. A peu près. Je remonte la Xienjiekou Road (ou un truc de la sorte), je mate les magasins (prix hallucinants... de quoi se refaire une garde-robe à peu de frais), je me tente un "mall" et finis par trouver, après bien trois ou quatre montées et descentes d'escalators, le supermarché que j'étais venue chercher. Là, ça commence à devenir sympa. Du grand n'importe quoi, hyper anxiogène, c'est comme si Rungis était géré par des Italiens ayant perdu une finale de coupe du monde de foot. Bienvenue à Wu Mart. On est dimanche, il est 16h. C'est blindé de vendeurs à la "criée" (dans un magasin, oui) et de Pékinois tout affairés à faire le plein avant le Nouvel an chinois. Ça ne coûte rien, j'ai envie de dévaliser le magasin. Sauf que je ne comprends rien aux étiquettes... Pas grave, je tente des trucs, et je fais bien ! Retour au Wada. Causette avec Amy, ma coloc from NZ. Qu'est-ce que la Nouvelle Zélande me manque. Dingue...


A shot, a day
















Beijing - 30th January 2011 - Fashion victim.

Ou plutôt victime de la machine à laver qui se prenait pour un sèche-linge... et qui échouait.