
Day Three Hundred And Eighty Three - 19th February 2011.
On n'a pas trop envie de partir d'Ulaan-Baatar en fait. Ce n'est pas l'animation urbaine, l'énergie se dégageant de la ville qui nous retient, non. Mais plutôt notre auberge. C'est tranquille, les gens sont hyper gentils, je suis fatiguée de faire et défaire mes valises, et (on le savait d'avance) c'est un peu frustrant d'être à UB sans pouvoir explorer les grands espaces. Pas moyen, on va revenir. Aux beaux jours. Bref, bref. Au matin, on se rend au monastère bouddhiste Gandantegchinleng Khiid. Il pèle sa mère. Mais vraiment vraiment. Genre plus moins que moins. A l'intérieur du temple, un Bouddha mongol de quelque plein de mètres de haut. Tout doré, tout orné, tout impressionnant le garçon. Balade "congelante", mais intéressante. Retour au Khongor. Retour, aussi, au State Department Store. Je craque sur des chaussons et un gilet sans manche trop beau (que je ne porterais sans doute jamais), je me retiens d'acheter une tunique trop belle (que j'aurais sans doute portée, mais faut bien être un peu conne des fois et prendre les mauvaises décisions...). Bertrand, lui, et après son manteau "monsieur la classe plus plus" d'hier, plie et rompt : les superbes Clarks en valaient la peine, faut dire. Courses en vue du trajet à venir. Retour au Khongor. Faisage de sacs (ça, franchement, c'est devenu un sacerdoce, pire, c'est ma croix : j'en ai ras-le-bol). On paie notre chambre une bouchée de pain (30 000 tugriks, soit 20€ les deux nuits, dans une énorme chambre avec terrasse et télé et supra calme, petit-dej gratos, gens ultra méga gentils, etc.) et on se fait conduire à la gare. Et là, commence l'aventure. Je la fais courte, mais là, franchement, c'est de l'anecdote. De la pure, de la dure, de la vraie quoi. Donc, montée dans le train. Grosse montée d'adrénaline. Gros coup de pression. Y'a 15 000 personnes dans le train, impossible de savoir qui est qui, des passagers, de la famille des passagers, des contrôleurs ou autres. On est pressés de tous bords. Résultat, on a un moment, je dis bien un moment, soit 20 secondes d'inattention à tout casser et, là, bah on se fait enfler comme de bons gros péquins. Bertrand pose un sac en hauteur dans la cabine, il redescend, son sac à dos est ouvert, les mecs sont partis. On ne les reverra plus. Il nous faut une demi-heure pour comprendre que ses écouteurs Bose se sont fait la malle avec les types. On nous avait rabâché les oreilles qu'UB était une ville où le vol était monnaie courante (sans jeu de mots). On y croyait en se croyant chanceux. Bah non, en fait. Là encore, on n'a pas joué, mais on a quand même perdu. Tant pis, tant pis. On a juste envie de maraver la gueule du contrôleur qui, bien sûr, laisse sciemment monté ces genre de types. M'enfin... Soirée plus tranquille ensuite. On partage notre cabine avec deux jeunes femmes mongoles. Calmes et gentilles. La pression redescend. La cabine est confortable. La nuit se déroulera sans plus d'accrocs.


