2011-02-28

Day after day

















Day Three Hundred and Ninety Two - 28th February 2011.
Le jour d'avant l'Apocalypse. C'est soit complètement banal et ennuyeux. Soit c'est pire que banal et ennuyeux. Bah, dans le cas présent, c'est... un peu des deux sans doute. Cette dernière journée de voyage, on l'aura passée dans les avions, les aéroports, les navettes, à défaire et remettre notre ceinture à boucle, montrer et ranger nos passeports, boire des cafés et jeter des bouteilles d'eau, etc. Départ du Basilica Hostel au petit matin. Taxi au dehors, il fait encore nuit. Direction Domodedovo, l'un des aéroports de Moscou. Quinze fouilles au corps et portes magnétiques, vive la Russie. Café. On est un peu irrités. Pour tout, pour rien. Une fin de voyage, quoi. Direction St Peter. Rebelote d'aéroport. Pas mal d'heures d'attente qu'on passe dans un resto à bouffer du poulet et du cheesecake et s'envoyer mille thés. Petite anecdote, au moment d'enregistrer nos bagages, on se rend compte qu'on n'est pas dans le bon aéroport. Opération navette qui nous conduit au bon. Re-check, re-scan, re-IRM et la totale de trucs énervants. Direction Berlin. Longue attente aux douanes. Et transfert rapide. Là, autour de nous, que des gens qui parlent français. Bah oui, j'avais pas réalisé, naïve que je suis, qu'il serait somme toute logique que les gens qui prennent l'avion entre Berlin et Paris soient Français. Ça me calme, mais alors quelque chose de bien. Arrivée à 20h30 ou un truc comme ça à Orly. Les boules. Ça va, quoi, mais les boules quand même. Retour en tacos chez Bertrand. Entre Louis-Blanc et Stalingrad, histoire de ne pas trop me chambouler. De retrouver quelques repères... Les boules, putain, les boules, pffff ! C'est fini. C'était bien. Bien plus que ça même. Mais ça y est, c'est fini. J'arrête d'écrire et de prendre des photos aujourd'hui. Je ferme le blog dans quelques temps. Et tombe dans une dépression post-voyage aussitôt après. Bye-bye.

A shot, a day
















Saint Petersburg - 28th February 2011 - Tarmac.

Aéroport "domestique" de la plus belle ville de Russie dont on ne visitera que les portiques. Dommage. Une prochaine fois peut-être...

2011-02-27

Day after day
















Day Three Hundred and Ninety One - 27th February 2011.
Un petit dimanche lent, tranquille, à la fois léger et déprimant. Un dimanche froid et enneigé à Moscou, ça reste la classe. Mais une veille de retour en France après treize mois à se balader ça et là, à ne pas se poser de questions sur l'agenda du lendemain et sur des tas d'autres choses saoûlantes du quotidien, bah, ça c'est déjà un peu plus déprimant. A noter tout de même, on pousse la porte du Kremlin, parce que ça va bien de jouer les blasés qu'ont tout vu et plus rien envie de voir. Ça pèle à mort. Mais quand je dis à mort, c'est vraiment à mort. Bon, je dois avouer que la Bell Tower étant fermée, je suis un poil déçue par le Kremlin. Certes, les cathédrales qui y siègent sont magnifiques, rien à redire là-dessus. Après, voilà... Même sentiment, quand j'y pense, que pour la Forbidden City. C'est plus impressionnant, émouvant ou tout ce que vous voulez à l'extérieur (Tian'anmen pour Beijing, la Place Rouge pour Moscou) qu'à l'intérieur (Cité interdite et place du Kremlin). Enfin voilà, ça vaut le coup d'œil, mais je n'en sors pas estomaquée. On retourne à Gum, l'énorme verrière commerçante (ou -ciale). Bertrand craque pour des CDs d'artistes russes (il aime le risque...), on passe des heures dans l'épicerie à s'acheter mille trucs pour notre dernière soirée de vacances. Retour. Et soirée, donc. Ultime, mais somme toute agréable. On s'empiffre de bonnes choses et on mate Les Quatre Saisons d'Espigoule. Que je conseille au passage. Très drôle.


A shot, a day


Moscow - 27th February 2011 - Glass and gloss.
L'impressionnante verrière de Gum, l'énorme galerie marchande "luxe-plux-plux" située sur la Place Rouge.

2011-02-26

Day after day
















Day Three Hundred and Ninety - 26th February 2011.
La grande décision. Le compromis. Choisir, c'est éliminer. Mais là, fallait bien faire un truc. Selon nos plans, Bertrand et moi devions rallier Saint Petersburg cette nuit. En fait, prendre un train ce samedi soir, voyager de nuit et atteindre la "plus belle ville" de Russie au petit matin, dimanche. Mais on est explosés. Moi de mon année à voyager et de l'angoisse liée au retour. Burt de son rythme de travail effréné avant le voyage et de son insatiable bonne humeur. Bref, on décide au matin de tirer un trait sur Saint Petersburg. Bah ouais. C'est con, mais sans doute mieux comme ça. A quoi bon passer deux heures là, puis deux heures là ? Ça suffit la course aux petites croix sur la mappemonde... Leningrad, on y reviendra, on prendra notre temps et on l'appréciera d'autant plus. Et puis c'est tout ! Résultat, on reste au Basilica, mais on monte en grade (ou en luxe) : chambre plus grande, salle de bain et tout. Résultat n°2, on a un peu plus de temps pour Moscow. On conserve notre vol, on y ajoute juste le trajet au départ de Moscow. Sinon, journée plus douce. Bertrand est moyen-malade. Je tiens le coup et décide même d'affronter seule le froid. Petit tour sur la Place Rouge de nouveau et détour par Gum, l'énooorme verrière "art-déco-mmerçante". J'y passe des heures, déjà parce que je trouve le magasin de musique que j'étais venue chercher (Soyuz) et que je rafle le gros lot : Let England Shake de mon ami Polly Jean pour moins de 300 roubles. Cool ! Puis, parce que je fais quelques courses dans une épicerie fine pleine de bonnes choses à manger. Retour à l'auberge par des rues inconnues et, ma foi, fort intéressantes. Big Mac en route pour remonter le moral de mon compagnon resté sous la couette et écoute en boucle de ma nouvelle galette. Que c'est bon !

A shot, a day
















Moscow - 26th February 2011 - Welcome to Russia.
Je ne sais pas... La Russie, ça ressemblait un peu à ça dans mon imagination. Et ça ressemble un peu à ça aussi, mais en vrai.

2011-02-25

Day after day
















Day Three Hundred and Eighty Nine - 25th February 2011.
Vous savez qu'un nez, ça peut tomber ? Si, si, ça peut. Et à Moscou, j'suis sûre que ça arrive souvent. Je prends le pari. Le mien a commencé de se décrocher aujourd'hui. Celui de Bertrand résiste, mais ne fait pas bien le malin non plus. Clairement, j'ai rarement ressenti le froid avec autant de violence dans ma p'tite vie. Non pas qu'il fasse si froid (entre -10 et -15°C... moins froid qu'Ulaan-Baatar par exemple), mais le truc qui nous tue, c'est l'humidité et le manque de soleil. Le froid s'infiltre partout et nous colle de franches baffes en pleine figure. Violent. Vraiment. C'est difficile de rester dehors. Bref. Ce matin, arrivée à Moscou donc. 4h11, heure locale (sachant qu'on est resté calés sur l'heure mongole, histoire de se faire une vraie nuit de sommeil dans le train : c'est compliqué à expliquer en fait, donc j'arrête là l'explication). On attrape ce qui s'apparente à un faux-taxi (logique, comme d'hab). Il cherche une heure l'adresse de notre auberge de jeunesse. Une heure où il s'arrête, en pleine nuit, à chaque coin de rue pour demander son chemin. Folklo. Fatigant aussi. On arrive enfin, on meurt dans le salon du Basilica Hostel. Puis, on finit par aller affronter le froid moscovite, un petit café sympa, la Place Rouge, les alentours du Kremlin, un salon de thé-boulangerie de la mort où on se fait péter la panse, etc. C'est beau, Moscou. En plein territoire soviétique pas de doute. Intéressant mélange de bâtiments "staliniens" et d'édifices de style oriental, châtoyants, parés de dorures, de couleurs, etc. Un peu de douceur dans ce monde de brutasses épaisses ! Non, je déconne. Les Russes sont plutôt cool et bonne pâte. Fin de journée tranquillou, au chaud, à l'auberge.

A shot, a day
















Moscow - 25th February 2011 - Not that blessed, Basil...

A priori, Basile le Bienheureux (nom de la somptueuse cathédrale de la Place Rouge), ce n'est pas lui. Faut dire que faire le pied de grue pendant dix heures à -15°C humides, c'est pas pour vous donner le sourire...

2011-02-24

Day after day
















Day Three Hundred and Eighty Eight - 24th February 2011.
Ultime jour de train. Demain matin, Moscou. En attendant, la Sibérie continue de nous en mettre plein la vue. Du blanc, du rien, de petits villages aux maisons de bois colorées et aux cheminées tournant à plein régime, d'immenses forêts de pins, de petites gares à l'architecture post-soviét comme on les aime, des Russes en chapkas et en shorts aussi (les bienfaits de la vodka sans doute). Les gens montent et descendent du wagon, vont et viennent et je réalise qu'on doit être les seuls à avoir fait le voyage depuis Irkoutsk et jusque Moscou. Même rythme que les journées précédentes. Mêmes occupations. Regarder par la fenêtre, mater des séries, tailler la bavette en finissant les vivres pain-fromage-noodles-compote-chocolat-biscuits. En plus, aujourd'hui, un de nos collègues de cabine nous offre une leçon de massage vivifiant sans plantes, mais avec accent russe. Un militaire encore, un mec sympa aussi. C'est rigolo. Des noodles. Un semblant de dodo.

A shot, a day


In the middle of Siberia - 24th February 2011 - Mens' world.
Dernier jour de couchette. Dernier jour de Transsibérien. Limite, c'était grand luxe-confort ce voyage. A part les toilettes, je l'accorde... Mais j'aurais la décence de ne pas prendre de photos du lieu du crime.

2011-02-23

Day after day
















Day Three Hundred and Eighty Seven - 23rd February 2011.
Et vingt-quatre heures de plus dans le train, vingt-quatre ! Quoi dire de plus ? C'est beau, c'est blanc, c'est (presque) immaculé (presque parce que je pose des notes sur mon carnet, des idées de sujets sur la Sibérie et l'environnement... et c'est pas que du joli-joli). Novossibirsk, Omsk, Tioumen où nous quitte Battse, notre amie mongole. On lit, on écrit, on écoute de la musique, on découvre le pays où le blanc est plus blanc que blanc, on se mate pas mal de Mad Men saison 4 aussi. Aucun lien, mais c'est quand même bien. Cette série est un chef d'œuvre, je ne le répéterais jamais assez. En fin de journée (enfin, on ne sait pas trop à quelle heure... on ne cesse de passer de nouveaux fuseaux horaires, le train est à l'heure de Moscou, mon ventre à l'heure d'Ulaan-Baatar), bref, en fin de journée, Bertrand part en quête du wagon-restaurant. Bah ouais, ras-le-bol des biscuits en tous genres et des pseudo sandwichs. On s'offre donc un petit dîner, un humble dîner dira-t-on à base de porc en sauce-purée pour Bertrand, de cuisse de poulet-riz collant pour moi. Pas exceptionnel, mais qui s'apparente à un vrai repas. Et ça, c'est cool. Matage du film Trois Enterrements de Tommy Lee Jones. Très bon film au passage.


A shot, a day
















In the middle of Siberia - 23rd February 2011 - Mens' world.

Pas mal de mecs, je dois dire, dans ces trains qui traversent le rien sibérien. Pour beaucoup d'ailleurs, des militaires.

2011-02-22

Day after day
















Day Three Hundred and Eighty Six - 22nd February 2011.

Du train en veux-tu, en voilà. Que ça, que ça, que ça. Position allongée, assise, allongée, assise, allongée. Quelques arrêts, rapides, succincts, frigorifiants aussi, pour se dégourdir les jambes et respirer autre chose que l'air conditionné du train et les chaussettes des voisins. Par la fenêtre, on se bouffe de la Sibérie enneigée, désertée, ensoleillée : Taïchet, Krasnoïarsk, Marlinsk, puis Tomsk. C'est beau, vraiment. L'épais manteau neigeux, les quelques maisons aux tons bleu et vert pastel et la lumière douce baignant le tableau du matin au soir y sont sans doute pour beaucoup. N'empêche, on kiffe. Des heures à faire du lèche-vitrine environnemental. Sans dépenses s
uperflues, sans envies coûteuses et inassouvies faute de moyens. Nos deux compagnons de chambrée sont (selon notre analyse) des militaires : on mange sur du papier journal bien plié, on s'envoie du cognac en guise de repas. Le Russe est un animal intéressant à observer. On fait pas mal la causette aussi avec Battse Tseg, une quinqua mongole supra gentille qui se prend d'affection pour nous, qui décide qu'on reviendra en Mongolie cet été et... qui, l'occasion faisant le larron, nous "mime" commande de deux parfums Christian Dior ! Tant qu'à faire. Elle en a ras-le-pompon de la flotte en flacons qu'on trouve à Ulaan-Baatar. Bon, bah, écoute, OK. On s'était dit qu'on allait revenir. Cet été, ça paraît un peu tôt. Mais, en même temps, pourquoi pas, j'en envie de dire... Sinon, un petit mot sur le train quand même. Plutôt confortable. Pas plus rapide que les précédents, soit 60km/h à pleine vitesse ! On a les deux couchettes du bas, celles avec la table au milieu, celles qu'il faut donc partager quand nos amis du dessus ont la dalle. Maria-Trona, notre chef de bord, n'est pas rigolote pour un sou (c'est bien simple, le sourire, elle connaît pas). La caricature de la Colosse aux pieds... de béton armé. On fait pas les finauds, on évite de la chercher. Les toilettes... Doit-on aborder le sujet des toilettes ? Bah, y'en a deux par wagon. Elles sont lavées tous les jours : ouf ! Après, ce sont des toilettes de train, quoi. Comme ce qu'on connaît. Dégueu, petites. Sauf que, quand tu passes une semaine dans un train, tu rêves de pouvoir te laver et te changer sans choper la gale... Bah, là, t'arrêtes tout simplement de rêver. Juste, tu fantasmes sur la salle de bains de ton hôtel à Moscou. On lit, on écoute de la zik, on mange, on cause (en français... et ça, ça fait chier, mais faut bien s'y remettre). La vie dans un train quoi ! Fin de journée à mater Gran Torino que j'avais jamais vu. Et qui passe bien. Il est fort ce Clint quand même.


A shot, a day
















In the middle of Siberia - 22nd February 2011 - Brave or... crazy.

Faut quand même rappeler que, s'il fait 26°C à l'intérieur du train, on tourne autour des -20°C en journée dehors. Clairement, faut être dingue pour se dire "Tiens, je me ferais bien une balade, là..."

2011-02-21

Day after day

















Day Three Hundred And Eighty Five
- 21st February 2011.
Tempête de neige et journée des plus animées et agréables en fait. Arrivée à l'aube à la gare ("architecturalement" intéressante et jolie) d'Irkutsk. On est défoncés, mais on tient encore debout. Il a fait 48°C dans la cabine (26°C en fait... c'est presque pareil), malgré cela on est encore vivants, c'est dire si on est de bonne consistance. En gare, on part en quête du guichet où l'on pourra acheter deux billets pour sauter dans le prochain train à destination de Moscou. Il est trop tôt. On finit notre nuit sur les sièges de la gare. Puis, le fameux guichet, la gentille guichetière qui ne parle pas anglais, mais auprès de laquelle on arrive à se faire comprendre (c'est l'essentiel, vous me direz). Pour environ 15 000 roubles, on s'acquitte de notre Graal pour la capitale russe. Soit à peu près 190€ par tête. Pas donné, vu comme ça, mais au final, plutôt cheap au vu des prix dont on nous avait parlé, des tarifs "spécial tête de touriste", des informations du Lonely, etc. C'est pas pire quoi. Il est donc 9h et des brouettes, on a nos billets et notre train part à 14h05, heure de Moscou (parce qu'en Russie, toutes les gares sont à l'heure de Moscou), soit... 19h05. Dix heures à tuer. Comment ? En partant à la découverte d'Irkutsk. Dépôt de bagages à la gare et chopage du premier tram qu'on trouve. On y reste bien une heure, on fait la boucle, histoire de voir de quoi ça a l'air sans trop se les peler. Parce que, ouais, ça caille bien quand même, là. Contre toute attente, je trouve la ville plutôt jolie, les maisons en bois et aux fenêtres qui rasent le sol mignonnes comme tout, le temps chafouin partie intégrante du tableau. On est en Russie, pas de doute, et ça me plaît plutôt. On finit par descendre. Point de chute : entre la rue Karla Marksa et la rue Lenina. Ça ne s'invente pas. Ça pèle, on a le bide en vrac tous les deux, on est affamé, on s'arrête au Rousskaya Tchaynaya, un resto. Pas midi encore, on est les seuls. Ambiance cosy, serveurs sympa, vraie bouffe à base de viande et de légumes (après cette semaine de noodles, sandwichs traficotés et snacks sucrés en tous genres). Un petit bonheur. On reste des heures, le temps de se réchauffer, de causer, de passer le temps, de boire des cafés et... de manger des blinis qui, en fait, s'apparentent plus à des crêpes qu'à autre chose. Hmmm, tant mieux. On file en ville. Et, rebelote, je réitère, Irkutsk sous la neige, bah j'sais pas, moi j'kiffe. Rien d'extraordinaire, mais on s'y sent bien. On fait une seconde pause à Fiesta, un café wifi où on s'envoie des thés au jasmin, au citron, au gingembre en regardant au dehors les gens affronter la petite tempête de neige. Puis, c'est reparti. Courses rapides, tram number one de nouveau, gare et on saute dans le train 339, voiture 5, places 25 et 27. Cette fois-ci, on partage notre "couche" avec deux vrais Russes, entendez par là le bon Russe bien carré, bien sportif, la moustache bien symétrique, le couteau (bien) à cran et le regard bien dur. En fait, sont gentils. On ne cause pas trop, fossé linguistique oblige. Ça reste cool. Ça y est, c'est parti. Dans un peu moins de quatre jours, on sera à Moscou. Long et court à la fois. A mesure qu'on se rapproche de l'Europe, ça cogite dans ma petite tête : nœuds dans les cheveux, nœuds au cerveau aussi.


A shot, a day
















Irkutsk - 21st February 2011 - Another time, another planet.

Ho, je kiffe. Je sur-kiffe. J'ultra-kiffe. La Russie, ça envoie, pas de doute là-dessus.

2011-02-20

Day after day
















Day Three Hundred And Eighty Four
- 20th February 2011.
Le jour le plus long de... toute la vie. Ou presque. Bah, disons, entièrement passé dans un train qu'on qualifiera de province, genre vieux train qui roule au pas et s'arrête dans toutes les gares. C'est long, c'est très très long. Au petit matin, passage de frontière. Cinq heures en tout. Séquence check des passeports côté mongol. Séquence check des passeports côté russe. Ça prend des plombes. Dingue. Mais bon, l'habitude maintenant. Dehors, c'est beau, c'est blanc, vierge, glacé. Ça vaut le coup d'œil et ça tombe bien, c'était le but de l'aventure. On nous parle en mongol et/ou russe, on capte rien, mais le mime est une technique de communication universelle qui a fait ses preuves. La provodnitsa (la "mama" du wagon) est... bien russe, mais bien sympa aussi. Faut pas la chercher, c'est sûr, mais c'est la première à te lancer des vannes (en russe que tu comprends pas mais pour lesquelles tu te marres quand même). On passe la journée à regarder par la fenêtre, à bouffer mille biscuits, à boire le double de thés, à somnoler sur des magazines, etc. Ainsi se déroulera aussi la soirée...