Affichage des articles dont le libellé est lake tekapo. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est lake tekapo. Afficher tous les articles

2010-10-05

Day after day
















Day Two Hundred and Forty Six - 5th October 2010.

La Nouvelle-Zélande, c'est juste l'endroit idéal pour les gens qui aiment conduire. Par-delà les vitres du van, c'est du cinéma grandeur nature que la NZ offre. Le mec qui fait les décors, sans déconner, il est très fort. Bon, des fois, c'est limite-limite, il en fait trop, on peine à y croire... Comme aujourd'hui. Je retourne à Mount Cook. Il fait beau, je me dépêche un peu : je pratique la NZ depuis assez longtemps pour savoir que le temps peut changer très très rapidement. Je prends une route dérobée pour rejoindre Lake Pukaki, toujours aussi bleu d'un bleu "même pas qu'il existe" (c'est d'ailleurs un bon coin à saumons et... les saumons, c'est pas des tanches : ils n'ont pas choisi l'endroit le plus dégueu de NZ pour s'la couler douce). Bon, bah, Mount Cook. Toujours aussi majestueux. Je me tape la marche vers le Hooker Glacier. Deux à trois heures de marche facile, ensoleillée et... un glacier dont ne subsistent que quelques blocs, mais une superbe vue sur le grand monsieur Cook (dont, il y a quinze jours
, j'admirais la face ouest, depuis Fox). Bien sympa. Retour au village. Là, j'ai prévu de "m'offrir" une douche publique pour deux à trois dollars. Cool ! Sauf... qu'elle est cassée, la douche. C'est gratuit, mais gelé. En même temps, là, mon corps a ses limites. Donc, j'y vais. C'est affreux. L'eau froide en montagne est, comment dire... très froide. Je prends deux heures à "luncher" et zou, c'est reparti le long de Lake Pukake. Putain ce que c'est beau, ce coin. Essence à Twizel (où j'ai frôlé l'attaque cardiaque : carte de crédit introuvable... j'ai vu ma vie défiler, puis ai vidé la poche arrière de mon jean), bifurcation à Omarama et, là, nouvelle route pour moi. Je traverse la Lindis Pass pour rejoindre Wanaka. Waooo, on ne m'avait pas dit que, là aussi, c'était somptueux. Montagnes pelées qui ballottent la route à droite, à gauche. OK, n'en jetez plus. A l'entrée de Wanaka, je décide de pousser jusqu'à Lake Hawea (où l'on était avec Johannes peu de temps auparavant) pour me poser face au lac et aux montagnes du Mt Aspiring National Park. Il me faut au moins ça pour finir une telle journée.

2010-10-04

Day after day
















Day Two Hundred and Forty Five - 4th October 2010.

Grosse journée. Difficile à résumer en trois lignes. Le matin, j'achète mon billet A/R pour l'Australie. Ça coûte un œil, mais l'idée de se payer des p'tites vacances au milieu de mon voyage est plutôt sympa... Je file à la biblio pour y retrouver Romain. Finalement, je n'irais pas à Akaroa et vais filer pour Mount Cook puis Wanaka, avant de repiquer vers le sud. Anecdote, à la biblio, on cause à Franck, un Français, serveur à Akaroa, en NZ depuis trois ans, et à qui j'avais demandé du boulot il y a six mois. Marrant. Pit-stop à la Copenhagen Bakery, sans doute la meilleure adresse de Christchurch, pour une chicken satay pie et un apple-cinnamon scone : il n'existe pas de mots pour décrire ça... Et je fais route. Longtemps. Via la Inland Scenic Road, Mt Hutt et les gorges de Rakaia. C'est chouette et, au loin, on aperçoit les Southern Alps. C'est après Geraldine, et plus exactement après Fairlie, que les choses sérieuses commencent. Six mois auparavant, j
'avais pris cette route, mais de nuit. Là, avec le soleil amorçant lentement sa descente, c'est juste fabuleux. J'atteins Lake Tekapo vers 19h. J'avais presque oublié que c'était si beau. Je "change" de lieu pour dormir et me tente une petite exploration de la rive est du lac. Bonne idée : je dors dans un endroit indescriptible tant il est magnifique. Moins drôle (ou pas...), je n'ai pas trouvé de camping à mon goût sur la route, je dois donc me laver à la sauvage. Et, je vous passe les détails, mais ça finit à poil, au crépuscule, à me verser de l'eau gelée sur le corps. C'est le prix à payer pour dormir sur la lune. Je paie. Sans problème.

2010-04-22

Day after day

















Day Eighty - 22nd April 2010.

En fait, ce n'est pas magnifique, c'est splendide l'endroit où j'ai passé la nuit. Me voilà à Lake Tekapo donc. Un lac d'un bleu presque incroyable, un bleu laiteux (merci la sédimentation, merci le frottement des roches, merci le mouvement des plaques tectoniques). Parce que je me dis que de laisser mon van se réveiller tranquillement et prendre un peu le soleil ne peut lui faire que du bien, je me mets en route pour une petite balade. Je prends le Mt John walkway, sue mon petit-déjeuner et me voit récompenser de ces efforts par une superbe vue panoramique sur la région. C'est juste super beau. Des lacs, des montagnes et des espaces vierges à perte de vue. OK, je veux vivre ici ! Retour au camtard. Démarrage au quart de tour. Il fait beau. The XX à fond dans le poste. J'ai un gros smile qui doit me faire passer pour une abrutie, mais je m'en fous. Direction Mount Cook. Sur la route, je longe Lake Pukaki, magnifique lui aussi, bleu lacté et vue sur Mt Cook. J'arrive à destination en milieu de journée. Pique-nique pita feta, une fois de plus, mais ce que je ne vous ai pas dit, c'est que il s'agit de feta à base de lait vache. Oui, oui, dingue. Je me disais aussi que ma feta avait un goût de Kiri-Kiri-Kiriiii. Bref. Balade sur les rives du Lake Tasman. Enfin, les rives... Les crêtes plutôt. Oui, parce qu'aujourd'hui, j'ai bien failli me tuer. Alors que je m'apprêtais à rejoindre un point de vue donnant sur le Tasman Glacier, bah, je me suis un peu paumée, ai voulu corriger le tir, me suis vue sortir des sentiers battus pour grimper sur des collines rocheuses et abruptes. Et, finalement, me retrouver sur la crête d'une colline m'offrant une belle vue sur Lake Tasman et ses mini-icebergs. Sauf qu'une fois là-haut je voulais aussi voir le glacier et, pour ça, fallait continuer sur la crête. Ha bah, ça va pas être possible, ma p'tite dame ! A chaque pas, le sol se dérobait sous mes pieds et laissait s'effondrer un bon paquet de roches. OK... Pas fière, je me décide donc à redescendre lentement, mais sûrement. Pas de bobos, mais plein de sable et de cailloux dans les chaussures. De retour au van, les nuages ont commencé de couvrir le ciel, les sandflies font leur apparition et ma périlleuse balade m'a épuisée : je ne verrai pas le glacier. C'est ça aussi les voyages, on ne peut pas tout voir... Et ce n'est pas grave. Je reprends la route. Pit-stop à Twizel d'abord, puis gros-stop à Omarama, où je passe la nuit. Grand parking pour poids-lourds sans poids-lourds, mais avec sanitaires, et face à une station-service. De quoi obtenir du renfort si le van fait des caprices.


On the left side of the road...
















Lake Tekapo - 22nd April 2010 - Tribute to the sheepdogs.

Comme j'avais déjà pu l'écrire, les Kiwis ne me semblent pas très "fans" des chiens. Alors quand on tombe sur une statue à la gloire des chiens de ferme, on ne peut manquer de s'y arrêter. Ce n'est pas franchement beau, ni intéressant, mais ça fait partie du patrimoine local...

2010-04-21

Day after day
















Day Seventy Nine - 21st April 2010.

C'est le jour du grand départ. Je vais quitter mon petit coin de paradis pour reprendre la route. Je ne regrette rien du mois passé ici. C'était magnifique, j'y ai rencontré des gens sympathiques et j'ai pu me poser un peu. Que du bon. Je dis au revoir à "ma petite maison" du Dolphin backpackers et passe saluer mes deux hôtes, Sharon et Teena, en pleine préparation de leur voyage en Thaïlande. Je ne leur ai pas dit au revoir depuis deux minutes que je frappe de
nouveau à leur porte. La raison ? La batterie du camion est à-plat. Impossible de démarrer. Le campervan ne fait pas dans la demi-mesure. Soit il démarre au quart de tour, soit il ne démarre pas. Et là, pour la première fois depuis que je l'ai acheté, il ne veut pas démarrer. Et c'est comme ça qu'on créé de sympathiques anecdotes : nous voilà, Teena, Sharon et moi à pousser le camion, très vite rejointes par quatre gaillards qui passaient par là en voiture. Le van repart. Ouf ! D'où vient le problème ? Aucune idée. Rien n'a été laissé branché... L'humidité et le froid (somme toute relatif) de la nuit précédente peut-être... Je fais tourner l'engin pendant une bonne vingtaine de minutes, histoire de recharger la batterie. Halte à la biblio, mais cette fois, je me gare au soleil et en pente. On ne me la fait pas deux fois ! Avant de tailler la route, je passe au Village Inn faire une bise à Aroha et Glenn, ainsi que Levi et Lilian. Lilian n'arrête pas de me dire que je vais leur manquer, que je bossais bien, qu'il faut que je repasse par Akaroa avant de rentrer de France et que je dorme chez elle plutôt que de payer le backpack, etc. Je lui rappelle que ses "bloody fucking" insultes vont me manquer aussi. Autant que risque de me manquer la soupe que chantait à tue-tête, et à longueur de journée, le jeune Levi. Je rejoins mon van qui démarre comme si de rien n'était. Quelques kilomètres plus loin, je tente d'allumer le poste. Tentative réussie. Mon auto-radio fonctionne de nouveau. C'est à n'y plus rien comprendre... En tout cas, ça me colle la banane. Je roule, je roule, je roule. Des champs, des champs, des champs. Traverse Lincoln, m'arrête faire quelques courses à Ashburton, pense passer la nuit à Geraldine, mais file vers Lake Tekapo. Et d'une, puisque c'est relativement fréquenté, je trouverais sans difficulté des gens pour m'aider à pousser le van si besoin était demain. Et, de deux, si je devais le déposer dans un garage, j'aurais de quoi m'occuper en attendant. Sur la route, je croise mon premier opossum vivant. J'arrive à Lake Tekapo, il fait déjà nuit depuis une bonne heure. Je ne vois rien, mais sais déjà que, là où je suis garée, c'est magnifique. On verra bien demain.