
Day Eighty Two - 24st April 2010.
Ça a bien soufflé, ça a pas mal plus cette nuit, mais mon van est plutôt du matin. Et démarre pas trop mal. Première mission de la matinée : trouver des toilettes et un boui-boui où acheter de la flotte. Mission pas réussie. Je roule et me perds dans la Blueskin Bay. Ma vessie ne répondant plus de rien, je m'arrête dans un petit coin et fais corps avec la nature. Pour la flotte, c'est rapé. Je petit-déjeunerais avec le fond de la bouteille. Une clope et, hop, direction Dunedin. Le temps n'est pas à la fête. Nuages bas et bruine. Je savais que Dunedin était le nom gaélique d'Edimbourg, mais ne pensais pas que la ressemblance irait jusque là... Office de tourisme d'abord pour trouver une place où garer gratuitement le van, bibliothèque ensuite. Bel édifice et wifi gratuit. Je viens d'accepter les conditions d'utilisation du Net que l'alarme de la biblio se met à retentir. Tout le monde dehors ! Sympa. Ça dure dix minutes, et chacun reprend ses activités là où il les avait laissées. Je ne peux toujours pas alimenter le blog. Comprends pas. Entre autres conneries, je postule à cinq ou six jobs dans le coin. En fait, je resterais bien par là quelques temps. Le peu que j'ai vu de Dunedin me plaît bien (et j'avoue que tout le battage autour de Queenstown, le Chamonix kiwi, ne m'attire que moyennement, même si je sais que j'y trouverais sans doute facilement du travail dans quelques semaines). Et puis, faut dire ce qui est : avec la fraîcheur automnale, le road-trip prend une tournure différente. Je sais très bien que je ne vais pas pouvoir dormir dans le camion encore très longtemps. Bref, je postule. Je demande aussi à faire du wwoof. Quelques courses au Pack n'Save, car, demain, c'est Anzac Day. L'un des seuls jours, si ce n'est le seul, de l'année où tout sera fermé (on ne rigole pas avec la commémoration des Première et Seconde Guerres mondiales ici). Puis retour en ville où je retrouve Regina, avec qui j'avais partagé ma chambre à Akaroa. Elle a fait mille trucs depuis (saut à l'élastique, rafting, etc.) et est allée un peu partout (Milford Sound, Steward Islands). Là, elle bosse quelques heures dans un backpackers qui, en échange, lui offre le logement (plus sanitaires, cuisine, Internet, etc.) et m'assure que je peux moi aussi dealer avec le boss du backpack. Après un café, on tente donc le coup. Pas de chance, le boss n'est pas là. Regina prévoit de demander pour moi. Cool. En attendant, je vais aller passer mon dimanche du côté de l'Otago Peninsula, la péninsule de Dunedin. Qu'on dit magnifique et peuplée de tout plein d'animaux qu'on n'a pas l'habitude de voir, nous autres Européens : des manchots, des albatros royaux, etc. Je m'arrête face à la mer, sur une petite aire en retrait de la route, à Broad Bay.





