
Day Three Hundred And Eighty One - 17th February 2011.
Le désert de Gobi. La grosse claque. Déjà, je sais que je reviendrais. Ça ne peut pas être autrement. Le ciel est bleu, sans nuage aucun. La steppe désertique, totalement nue, totalement vierge, où rien ni personne ne semble vivre ou plutôt pouvoir vivre, alterne avec des plateaux, des collines, puis des chaînes de montagne enneigées. La pureté, vous vous en faites une image ? Bah, c'est ça, en fait. C'est là, au sud de la Mongolie. On a pris le train pour s'en prendre plein la face. On est servi. Arrivée à Ulaan-Baatar, capitale mongole, sur les coups de 13h ou 14h. Ouep, il fait quand même un peu plus frais ici. On tourne dans la gare sans trouver le bureau des billets internationaux (pour de suite s'enquérir de la disponibilité des trains pour Irkutsk en Russie), on ne trouve pas. On sort, cherche un taxi, puis finalement saute dans une voiture où un gars et sa mère se proposent de nous conduire à notre auberge. A UB, facile de prendre un taxi : tendre la main, n'importe qui s'arrête et demande des dollars. OK... Etrange, mais bon, OK. 10 000 tugriks (un peu moins de 6 euros) plus tard on est au Khongor Guesthouse. Plein centre-ville (en même temps, c'est pas très grand Ulaan-Baatar), à deux pas du State Departement Store, le point de référence de la city, le "gros" magasin on va dire. C'est petit, cosy, spacieux, pas cher et la nana qui tient le lieu super gentille. Banco ! Dans l'après-midi, opération chercher ce satané bureau de vente des billets internationaux. Là, commence une nouvelle aventure pour le duo de choc. On prend, comme on nous l'a conseillé, un bus, le M4. On se retrouve à l'autre bout de la ville. Heureusement, il revient, on demande notre chemin à la contrôleuse, elle fait nous arrêter et nous indique quel autre bus prendre pour atteindre la gare. Une heure dans un bus mongolien, c'est ma foi fort intéressant. Socialement et... touristiquement aussi, une autre manière de voir UB, ses faubourgs, etc. A la gare, on nous renvoie dans un autre endroit. A quelques pas de la gare. Il commence à peler à sa mère et moi à mourir des pieds. On finit par trouver après avoir tourné un peu quand même. Finalement, pour la faire courte, on trouve des billets pour Irkutsk (plus de place pour Moscou dans le prochain train) le samedi, deux jours après. On n'avait pas prévu vraiment ça comme ça. En même temps, on n'avait pas prévu grand-chose à vrai dire ! OK, va pour samedi soir. Retour à pied à l'hôtel. Froid, froid, froid. On s'envoie une bonne douzaine de thés. Je pars en exploration du State Departement Store pour acheter des vivres. Finie la bouffe chinoise, pas mal de choses occidentales dans les rayons. Même du pain, même du fromage, même du chocolat (au passage, Bertrand a ramené du Lindt et de l'Ossau-Iraty de France : que du bonheur !) En soirée, c'est Le Chien jaune de Mongolie sur mon ordi (magnifique film), puis Punch-Drunk Love (total foutraque, absurdo-rigolo, excitant-dérangeant, à ne pas mettre devant tous les yeux).







