
Day Forty Four - 17th March 2010.
Ça y est, j'ai mon IRD number (celui qui me permettra de bosser), mais il n'y a toujours pas de taf pour l'heure, alors j'arrête d'hésiter et je prends une décision. Celle de poursuivre mon exploration de la Nouvelle-Zélande et de jeter un coup d'œil sur les éventuels jobs à chacun de mes arrêts. Si je trouve, je me pose. Si je ne trouve pas, je repars. Les jours devenant de plus en plus frais, je serais bien obligée, dans quelques temps, de m'arrêter pour de bon. En attendant, mon road-trip continue. Bref, donc, aujourd'hui, biblio de Motueka, où j'ai croisé des Français à qui, bien sûr, je n'ai pas adressé la parole ! Bah oui, j'ai dit que j'arrêtais de parler français (je tiens mes promesses) et puis il me fallait aller découvrir Rabbit Island. J'ai bien fait, c'est super joli. Une petite île toute préservée, inhabitée et verte à souhait. Le paradis, quoi. Bref passage à Richmond, puis route vers... le bush ! Je fais un petit arrêt à Lake Rotoiti, près de St-Arnaud, roule jusqu'à Murchison et tourne en direction d'Hamner Springs. La route est magnifique, je me répète (mais, en même temps, c'est vrai, je n'y peux rien). Pause thé et goûter aux Maruia Falls et rencontre impromptue avec... une extra-terrestre sans doute. Vanessa, une Néo-Zélandaise de 38 ans qui vit sur la route et continue de retaper son camion depuis des années. On discute un peu et je me rends compte que, dans le genre ermite et socialement décalée, il y a pire que moi ! Si les Maruia Falls, c'est très joli, les sandflies, ça ne me plaît que moyennement, je décide donc de tailler la route à nouveau. Vanessa me conseille un petit coin perdu, qui s'avérera être un camping gratuit au bord d'une rivière, à Deer Valley (ha oui, parce que je ne l'ai pas encore dit, mais j'ai croisé des daims sur la route, et aussi, des biches et des alpagas, rien que ça !) Je me rends donc à Deer Valley, il commence à faire sérieusement froid dans cette vallée encaissée. Paraîtrait qu'il y a des sources d'eau chaude en contrebas, mais il pèle trop pour aller les chercher.





