
Day Sixty Eight - 10th April 2010.
Petite, mais alors toute petite journée de taf. Moins de quatre heures, pause comprise. A ce rythme-là, il va falloir que je file de l'argent aux patrons. Queen of the vacuum, je passe ma matinée avec Henry (ce ne sont pas des salades, c'est le nom inscrit sur l'aspirateur qui, en plus d'avoir un prénom, à des yeux et un sourire... ouais, je sais, c'est affreux). Casque sur les oreilles, je taffe et cause, entre deux chambres, avec Lilian. C'est tranquille. Retour au backpackers. Café-clope-dessert et rattrapage du retard pris dans la rédaction de mon carnet de voyage. J'ai une semaine dans la vue, je dois faire appel à ma mémoire de poisson rouge, et ce n'est pas si facile... Il fait grand soleil, je voulais profiter du soleil pour faire une lessive et l'étendre, mais j'ai trop la flemme. J'esquive et pars me balader en ville. J'erre au hasard, me retrouve au cimetière français (qui, en fait, n'est qu'une stèle), puis sur les hauteurs de la ville, ce qui m'offre de nouveaux points de vue. Comme quoi, quand on croit avoir tout vu, on peut encore être étonné(e). Je rentre boire un thé, mes petits Australiens sont là. On taille à nouveau la bavette en regardant le soleil lentement amorcer sa descente. J'ai été invitée à partager un verre avec mes collègues pour fêter le départ de Dean. Mais je ne le sens pas trop. Tout le monde est très sympa, mais ça reste la fête de Dean, que je connais à peine. Non, en fait, je me tâte plutôt à aller au cinoche voir Nowhere Boy, un film sur la vie "pré-Beatles" de John Lennon. Et là... c'est le drame ! Mon body me joue un sale tour. Ça commence à me gratter de partout, je checke mon ventre : OK, je suis couverte de boursouflures, genre boutons de moustiques qui auraient gravement enflé. Je ne sais pas ce que c'est (mon sandwich au saumon ou un insecte planqué dans ma chambre et, maintenant, dans mes fringues ?), mais l'inquiétant, c'est que ça se répand de plus en plus. Bah, en fait, c'est bien aussi d'écouter de la musique dans sa chambre ! Au menu ? Les incontournables PJ Harvey, Radiohead, Portishead, Björk, The Kills, Beck et autres Bat For Lashes, mais aussi The XX, Florence and The Machine, Dead Man's Bones, King Creosote, Hope Sandoval and The Warm Inventions, Regina Spektor, Mum, Departement of Eagles, Kings of Convenience, Tindersticks et plein d'autres, mais ça risque de devenir un peu chiant à lire si je les cite tous, hein ? Et puis, faut que je me couche, je bosse demain.








