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2010-10-07

Day after day
















Day Two Hundred and Forty Eight
- 7th October 2010.
Je commence doucement la matinée. Mais, d'un coup d'un seul, va savoir pourquoi, il me prend des envies de ranger-cleaner le van. Bah tiens, une idée qu'elle est bonne. Enfin pour moi, car ça semble déranger certains... Ouais, l'espace d'une heure ou deux, j'ai réinterprété quelques scènes des Oiseaux. Et je ne déconne pas : un oiseau (dont, bien sûr, je ne connais pas l'espèce, mais qui est très
répandu en NZ et que j'appréciais plutôt jusque-là) ne cesse de me menacer à chacun de mes mouvements, il me poursuit et pique du nez sur moi. Du délire. Non, mais woh, tu vas te calmer, ouais ! Je finis par franchir la ligne jaune (celle du territoire dudit volatile) et là, bah il fait moins le malin, le gus ! Et avec ces deux autres compères, il taille la route. Faut savoir se faire respecter des fois. Bon, sinon, balade dans la réserve de Saint Bathans, ancien village de chercheurs d'or. Un lagon, des falaises de craie, de la pierre rouge en veux-tu, en voilà. Très sympa. Route vers Naseby. Une autre petite ville étiquetée "ancienne mine d'or", plein de jolies bâtisses, paumée au milieu de la Black Forest et qui tente de faire du curling une fierté nationale ! Pas manqué, je vais flirter avec la piste de curling. En tongs, je fais la connaissance de l'univers froid, mais pas trop, du sport réservé aux balayeurs professionnels. Marrant. Prochain arrêt Ranfurly. Une ville qui mise sur son architecture Art Déco qui... a brûlé dans divers incendies au siècle dernier ! Circulez, y'a rien à voir. Je circule et roule, roule, roule. Jusqu'à Dunedin. Enfin jusqu'à Kaikorai Lagoon, où j'ai eu de nombreuses fois l'occasion d'aller me balader (côte sud, dix à vingt minutes de la city). Voilà, je suis bien là. Et contente de retrouver Dunedin que je pensais ne jamais revoir. Du moins pas avant quelques années.


A shot, a day
















Cromwell - 7th October 2010 - Dog friendly (or not).

Appelez-moi Noé. Après l'épisode de l'oiseau qui en voulait à ma peau, voici la séquence du chien qui cherchait un peu de compagnie. Je n'ai pas commencé ma balade de St Bathans que déboule de nulle part Bobby qui trace le chemin et, emprunt de bravoure, défie le lagon et m'en rapporte un pauvre petit animal (que je n'ai su identifier) tout ensanglanté. T'es gentil, Bobby, mais je ne mange pas de ce pain-là... Il est fort déçu, tente par deux fois de m'offrir ce présent, et finit par rebrousser chemin. The dog days are over, c'est compris ?

2010-10-06

Day after day
















Day Two Hundred and Forty Seven - 6th October 2010.

Retour à Wanaka et ses arbres... verts. Non, mais quand je dis vert, c'est vraiment vert. Un drôle de vert, pas commun. Bref. Je quitte le paradis du Lake Hawea pour rejoindre la mini-city. Opération "je veux trouver le cinéma", dénommé Cinema Paradiso et considéré comme l'une des petites merveilles de South Island. C'est dire. Je le trouve. Prochaine séance à 12h. OK, je vais aller "bouiner" en attendant. Quand je reviens, j'ai changé d'avis. Ouais, l'endroit paraît sympa, mais c'est comme payé l'entrée d'un beau musée dont on sait déjà que l'exhibition qu'on paie la peau du cul ne va pas nous plaire. Voyez le genre... Le film, j'ai d'ailleurs déjà oublié le nom. De la soupe sur toile. A la place, je m'offre une petite virée le long de Lake Wanaka pour rejoindre Glendhu. La raison est simple : je kiffe le nom. Des sonorités bretonnes et un air de "glandeur". Tout pour me plaire. Puis, c'est reparti direction Cromwell, fief de la région maraîchère et viticole. Balade agréable dans la vieille ville et je plie bagage pour Clyde. Sans Bonnie (of course, fallait la faire)
, mais avec de très jolis petites bâtisses. Mode rétro, très sympa. Je manque de tuer mon van en tentant d'atteindre un panorama situé à l'issue d'une côte bien trop accentuée... Il survit et la vue n'est pas dégueu. Alexandra où je ne m'arrête pas. Et, tadapadaboum, le "Far West" ou plutôt le "Southern Man landscape" comme je l'ai renommé (le Southern Man, c'est le mec de la pub Speights, la bière locale... genre le frangin plus mature et viril du gogo Malboro). C'est magnifique, dur, aride, plutôt plat quoique vallonné (vive la précision). On s'attend à voir débarquer les cow-boys au loin, mais non en fait. Je prends une route dérobée jusqu'à Saint Bathans. Je tourne un peu et finis par trouver un Doc-Site (que je ne cherchais pas) gratuit avec vues ahurissantes. Et du calme et de la volupté. Pour le luxe, on repassera. En même temps, je dis ça, mais y'a des toilettes et de l'eau ! Le coin idéal. Et que pour moi.