2011-01-29

Day after day
















Day Three Hundred And Sixty Two
- 29th January 2011.
La journée de l'enfer. Pour ceux qui redoutent les voyages en avion de 24h (genre Paris-Auckland), j'affirme qu'il est plus facile de supporter 24h d'avion que 16h de différents transports, particulièrement en Chine. Je quitte Hong Kong ce matin. Direction Shenzhen, où j'attrape un vol pour la capitale rouge. Train de banlieue où je taille la bavette avec une quadra hongkongaise supra gentille. Shenzhen, la douane, des guichets, de la paperasse et un passeport qu'il faut sortir et ranger et ressortir. Bataille pour trouver mon bus, le K568, pour rejoindre l'aéroport. Waoo, folklo. Il s'agit en fait d'un mini-bus, genre grosse vanette, remplie à craquer de trop de gens. Que des Chinois. Ça, c'est bien marrant, je me sens un peu seule, là, d'un coup... En fin de parcours, causette avec un gars de HK qui rentre dans la famille pour les fêtes du Nouvel an chinois. A l'aéroport, il me guide, et c'est bien utile. Enregistrement et je cherche mon vol sur les tablettes. Rien. Je demande de l'aide. Retard, on me répond en une langue improbable (signes + chinois + anglais). Je redemande ailleurs. Tout bon, c'est par là. Je redemande. Ha bah, on sait pas. Et surtout on ne sait pas comment te dire dans ta langue comment on ne sait pas. En attendant, tentative de lunch avec un achat les yeux bandés. Perdu, c'est sucré. Gagné, c'est pas mauvais. Vol finalement bien retardé. D'une heure ou plus. En-cas burger bacon offert : waoo, la classe. Arrivée à Shanghai. Personne qui "transfère" comme moi. Bizarre. Vol retardé lui aussi. Une heure or so. Mon voisin, gentil jusque là, renverse son yaourt liquide sur mon sac et mes baskets. Beijing Capital Airport. Douze millions de gens qui attendent leurs bagages (c'était un gros avion en fait) et moi qui attend, dans un froid de canard déplumé (c'est mieux que laqué, hein ?), mon bus pour Xidan, là où je dois choper le métro pour ensuite rejoindre le Wada Hostel. Le bus arrive enfin. Quarante minutes plus tard, il me débarque sur le trottoir, de nuit, par grand froid, où une horde de Chinois me harcèlent de questions (je présume) en cantonais. Je cherche le métro. Pas de métro qu'on me fait comprendre. Putain, j'en peux plus, je vais tout péter. Je me fais épauler par deux personnes qui bredouillent un peu d'anglais. Ensemble, on prend un taxi. Le chauffeur ne comprend d'abord rien à l'endroit où je veux me rendre. Fûtée que je suis, j'ai pris en photo l'adresse en chinois de l'auberge. Ha bah, tout de suite, ça va mieux. J'échoue là-bas, tard. L'endroit est sympa. Les proprios sont des adulescents. La chambre est chauffée. Je n'en demanderais pas plus après une telle journée. Je branche mon nouveau jouet, une petite bouillotte électrique estampillée Snoopy que m'a filée une Koréenne rencontrée à Hong Kong et je meurs de fatigue.

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