2011-02-12

Day after day
















Day Three Hundred And Seventy Six
- 12th February 2011.
Ça va pas de faire froid comme ça ? C'est dingue, ça... J'ai crû comprendre que l'hiver en France avait été rude, on va donc éviter de se plaindre. Mais bon, quand même, quoi, fait bien bien froid. Et je suis bien bien contente d'avoir acheté ces bottes qui me font des pieds énormes, mais dans lesquelles je n'ai jamais froid. Samedi plutôt modeste. Nouvelle visite de mon endroit favori à Beijing : la gare ! Ses hordes de bagages aux poignées desquelles on devine des bras et, puis, finalement, des gens. Pressés. Entassés. Hmmm... J'aime. Au guichet, bien sûr, on refuse de me vendre deux billets pour Erlian. Pourquoi donc ? Parce que je n'ai pas le passeport de Bertrand et qu'en Chine, sans passeport, tu ne peux pas faire grand-chose. Tant pis, je m'en doutais un peu à vrai dire. En revanche, je demande quand même si on aura une chance de pouvoir acheter ces mêmes billets mardi, soit la veille du départ. Bon, bah, là, c'est de nouveau incompréhension et compagnie. Je pose une question, on répond à une autre. Une fois, deux fois, trois fois. Trop de fois. Je lâche l'affaire, c'est sans espoir. Tant pis, je vais pas me laisser bouffer mon samedi par ce genre de détails. Direction Ladies' Street une fois de plus. C'est décidé, je vais toper le manteau tout bizarre que j'avais vu la semaine dernière. Je me dirige vers de très grands froids, il ne s'agit pas de déconner, un chaud manteau ne sera sans doute pas de trop. Je le tope pour 180¥ (20€), ce qui n'est pas donné, mais qui n'est pas tant si mal vu la gueule du truc. J'attends dix minutes pour faire changer mes restes de dollars hongkongais en renminbis (yuans, quoi). J'ai mon petit numéro pour patienter. Mais un numéro qui semble bien trop long à attendre. Courses au supermarket à hésiter entre les mille et un biscuit que je n'ai pas encore testés. Retour. Discute de rigueur dans le dortoir. Instant clavardage aussi avec Steph. Avec Bertrand aussi. Lavage de mes fringues au lavabo et foutage de boxon avec mes fringues trempées accrochées un peu partout. Et, puis, bon glandage. Devant Dhobi Ghat, un film indien pas Bollywood, un peu facile, mais qui se laisse regarder finalement.

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