2011-02-09

Day after day
















Day Three Hundred And Seventy Three
- 9th February 2011.
Le jour de la crise de nerf. Le jour du bord du gouffre autant que des larmes. Le jour où il s'en est fallu de peu que je tue un ou deux Chinois. Ce matin, quelques Beijingers ont intentionnellement posé la cerise qui allait faire déborder le vase ! Pourtant, tout partait bien. Du moins, partait normalement. Je décide de prendre un bus pour atteindre la gare centrale où je vais m'enquérir de l'existence et de la disponibilité des bus/trains pour la frontière sino-mongole (Erlian pour être plus précise). Dans le bus, c'est cool, jusqu'au moment où je me dirige vers la contrôleuse à qui je pointe Beijing Railway Station et demande gentiment des sourcils si je dois descendre maintenant ou plus tard. Elle daigne me regarder, daigne me répondre, dit un truc en chinois et me zappe total. Ça, c'est le genre de trucs qui m'irritent sévère. Heureusement, y'a des gens sympa et une jeune fille vient vers moi et me conseille de descendre au prochain arrêt car j'ai déjà dépassé la gare. Un "xie xie" pour elle. Un "XIE XIE !" pour l'autre. Il caille à mort et je dois me taper pas mal de marche jusqu'à la gare. Beijing Railway Station. Enorme. Grouillant. Typique. Le bureau que je cherche n'est pas au lieu indiqué, je demande mon chemin, on m'en indique un autre supposé répondre à mes attentes. Je trouve le bureau 10, seul comptoir écrit en chinois et en anglais. Pas de queue, normal, personne au guichet. J'attends, je me fais signaler. Personne. Direction
l'entrée et ce qui ressemble à trois péquins chargés d'aiguiller les gens. "Do you speak english ?" J'ai pas fini de poser la question qu'on me renvoie un bon gros "NO !" Je ne me démonte pas et, tant bien que mal, fais comprendre qu'il n'y a personne pour me vendre un billet au guichet sensé le faire. Ils me renvoient finalement au bureau 1. J'attends un quart d'heure, me fais bien doubler, normal, et quand j'arrive et prononce deux mots, qu'est-ce qu'on me répond ? 2. Pour guichet 2 ! Tu te foutrais pas un peu de ma poire, toi ? Elle parle chinois, je parle anglais. Rien à faire. Je commence de péter un plomb et sors une injure en anglais : je m'en tape, personne ne comprend et, puis, fallait que ça sorte. Je me barre, je suis complètement énervée. Mais alors, vraiment vraiment. Beijing ne me fait pas de cadeau. Ce qui la rend attirante en quelque sorte. Ce qui me donne aussi envie de rentrer à la maison. Surtout que, rien à voir, mais c'est les 5 ans de Sacha... Qu'est-ce que je fous là franchement ? Dans ce genre de moments, je me pose la question. Bon, la pression redescend ensuite et ma journée prend une autre tournure. Direction l'International Hotel et le bureau de la compagnie CTIS. Là, je chope les horaires du Transmongolien et apprends que les deux trains hebdomadaires sont loin d'être remplis. En d'autres termes, si les options cheap-roots ne fonctionnent pas, on pourra choper un train dès mercredi prochain. Puis, direction Bank of China où je règle mon visa contre un ticket. Café et détente au McDo (je sais, c'est nul, mais y'a que ça dans le coin... et puis, le truc bien, c'est qu'avant d'y entrer, j'ai topé un bon sandwich dans une boulangerie, sandwich que je déguste au sein même du McDo : dans ta face, Ronald !) en attendant 16h et l'heure du récupérage de visa. Une formalité. J'ai mes trois visas. Ça y est. C'est fait. Enfin. Je n'ajouterais pas plus d'aventures à ma journée (sauf la case supermarché pour du chocolat cher, mais nécessaire). Soirée à discuter avec Rebekah et Maria Concepcion (de Madrid) de tout et de rien, mais c'est bien aussi.

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