
Day Three Hundred And Seventy Two - 8th February 2011.
J'ai mal aux pieds, bon dieu ! Ça va pas, non, de me laisser marcher des heures durant dans cette ville aux rues à rallonges. Googlemaps annonce les 16km (après les 13 d'hier et la Grande Muraille d'avant-hier) et là je comprends mieux la fatigue et le gros appétit en soirée. Fin de matinée, après avoir de nouveau tenté de tirer le vrai du faux dans cette histoire de bus-jeep-train pour passer la frontière sino-mongole, je file vers le Saga Youth Hostel sensé vendre des "packages" pour rejoindre Ulaan-Baatar au départ de Beijing. Ça semble être un bon compromis. Mais c'était sans compter sur le sempiternel "Rien n'est facile en Chine". C'eût pu bien se dérouler. Mais non. Je passe les détails, c'est trop agaçant. Je ressors sans rien forcément, ni info ni ticket. Tant pis, c'est l'heure de la deuxième mission de la journée : l'ambassade de Mongolie. Une mini-queue devant le service visa. Quelques minutes après, ma demande est faite, mon passeport entre leurs mains. Je dois repasser demain, après avoir réglé la rondelette somme de 495Rmb (environ 55 €) à la Bank of China et y avoir retiré mon ticket graal qui me servira à récupérer mon passeport (on est en Chine et, en Chine, ça ne se passe jamais comme ailleurs). OK, soit. A demain. Fait grand soleil, j'ôte pour la première fois depuis mon arrivée à Beijing mon bonnet et mes gants. Direction le cœur de la ville. Et Wangfujie Street, la rue des grands magasins pas chinois. Du genre brillants, clinquants, chiants. D'énormes malls, de grandes et fameuses enseignes occidentales. Et du monde. Pas mal de monde. Après la recherche infructueuse d'une échoppe à mochis artisanaux (ces douceurs japonaises pour lesquelles je serais prête à tuer), je décide de rentrer. A pieds, tant qu'à faire. Ha, d'ailleurs, en parlant de pieds, je me trouve des bottes moumoute pour 120Rmb (13/14€) : une épine en moins... dans le pied ! Toute fin de journée à causer avec Rebekah. Gros dîner restes de la veille et autres conneries sucrées-salées à qui je ne laisse que très peu de répit. Bertrand arrive en fin de semaine. Ça veut dire qu'on quitte la Chine la semaine prochaine. Qu'on rejoint la Russie la semaine d'après. Et la France dans la foulée. Je réalise. Non, en fait, je ne réalise pas vraiment. C'est "trop près" pour être vrai.


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