2010-05-10

Day after day
















Day Ninety Eight - 10st May 2010.

Fatiguée et fainéante. Ouais, et j'assume ! La matinée passe lentement, mais sûrement. Gros petit-déj à 7h30, bye-bye à Ulrike à 9h, et quelques menus travaux dans le B&B. Pas de clients hier soir, donc pas de chambres à cleaner. La crève me descend dans la gorge, c'est super agréable, je peux vous le dire ! Ce qui ne m'empêche pas d'exploser mes records de fumage de clopes en ce moment (c'est pas comme si les prix avaient encore augmenté). La faute à la terrasse et au soleil : je ne peux résister à cet appel... Je cause aussi un peu religion et communautarisme avec l'une des deux étudiantes US (et mormones) qui sont là pour quelque temps. Intéressant. Moins drôle que Big Love, moins caricatural aussi peut-être. Ou pas... va savoir ! Après-midi pas plus violente. Je me promène un peu. Direction Baldwin Street, la rue la plus pentue du monde (ça me fait marrer, ça... des fois, j'ai l'impression de revivre des choses vécues dans l'Allier : plus le territoire est petit et en mal de reconnaissance, plus on y rencontre ce genre de records insensés et dont l'authenticité peut souvent être remise en cause, m'enfin...) Bon, c'est vrai que ça grimpe bien. Ça rigole pas. J'épargne au van l'atroce ascension, et je me dis que je fais bien quand j'entends le moteur des voitures qui osent affronter la côte. Sinon, je retourne à Signal Hill. Il fait beau, la vue sera sans doute plus dégagée que la dernière fois. Et je vais enfin pouvoir vous offrir une vue panoramique digne de ce nom de Dunedin. Je rentre au B&B, glande ce qu'il faut, loupe Friends, prépare une salade tandis que Michael, désormais seul mais toujours prêt à se marrer, décongèle un bœuf curry concocté par Joyce avant son départ et fait trop cuire le riz ! On forme une fine équipe : pas cuisto pour deux sous et un anglais à couper au couteau. Toutes les qualités pour gérer un B&B ! Pour fêter ça (oui, y'a rien à fêter et alors ?), je sors la bouteille de vin offerte par mes patrons d'Akaroa. Et, je dois dire, qu'ils ne se sont pas foutus de ma gueule. C'est la première fois que je bois un vin rouge aussi bon en Nouvelle-Zélande. Ça veut pas dire succulent, hein, mais vraiment plutôt pas mal. Ce n'est pas Michael, qui a dû goûter à tous les vins financièrement abordables depuis qu'il est ici, qui dira le contraire.


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